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50 bougies pour les Cégeps, dont celui de Sherbrooke

Créés au lendemain des bouleversements de la Révolution tranquille, les collèges d'enseignement général et professionnel (cégeps) fêtent leur 50e anniversaire cette année, un anniversaire qui rappelle un changement majeur dans l'enseignement au Québec.

En 1967, lors de la fondation des cégeps, l'objectif était de préparer tous les jeunes, peu importe leurs moyens financiers, à des études universitaires ou techniques, rappelle Claude Courtemanche, qui a joint le Cégep de Sherbrooke dès son ouverture officielle quelques mois plus tard, le 15 mai 1968.

« Il faut savoir qu'anciennement, c'était par le biais du cours classique que l'on pouvait aller à l'université et c'était l'élite qui pouvait y avoir accès ou ceux qui avaient supposément une vocation sacerdotale. Les femmes ont pu aussi avoir accès à l'enseignement supérieur », se souvient celui qui a occupé plusieurs postes, dont celui de secrétaire-général.

Les pavillons sherbrookois étaient séparés à l'époque entre l'école du Triolet, dans l'ouest de la ville, et une partie des installations actuelles, en face du Palais des Sports. Au fil des ans, l'avènement des Cégeps a permis non seulement l'instauration de plusieurs programmes techniques, mais le développement de bons citoyens, fait remarquer l'ancienne directrice-générale du Cégep de Sherbrooke, Micheline Roy.

Les étudiants comme il y a 50 ans

Si les cégeps fêteront au cours des prochains mois leurs 50 ans, ceux qui y entrent année après année depuis ce temps n'ont pas changé, croit Clarence Mercier, un professeur à la retraite.

« Ils sont toujours curieux, mais leur façon d'aller chercher l'information n'est pas la même depuis l'avènement des ordinateurs, des téléphones intelligents et des médias sociaux. »

L'ancien directeur des services aux étudiants, Claude Castonguay, note de son côté que les besoins des étudiants sont aussi toujours les mêmes 50 ans plus tard.

« Ils ont besoin d'aimer et d'être aimés, besoin d'être respectés, d'être écoutés, besoin d'être entendus. Ils ont des rêves et des difficultés comme dans les années 1970. »

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