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65 pistes d'action pour le développement de la culture et des arts en Estrie

La Stratégie culturelle estrienne 2017-2027 a été dévoilée jeudi matin. Les objectifs de cette stratégie ont été élaborés dans le cadre des États généraux des arts et de la culture qui ont eu lieu en janvier dernier.

Au total, 25 objectifs ont été fixés et 65 pistes d'action ou chantiers s'y retrouvent. « On travaille à cette stratégie depuis six ans maintenant. C'est une vision à long terme et des actions que l'on veut faire. On est conscient, au Conseil de la culture, qu'on ne pourra pas tout faire. Mais on veut concerter le milieu des actions que l'on peut faire en commun, faire une mise en commun, un partage d'idées dans ce sens-là. On veut travailler avec d'autres pour faire rayonner les arts et la culture dans la région », explique la présidente du Conseil de la culture de l'Estrie, Sylvie Luce Bergeron.

Entre autres objectifs, on souhaite que le milieu de la culture soit mieux reconnu en 2027. « Souvent, on fait affaire avec des artistes de l'extérieur versus les nôtres qui sont très bons. On veut les faire reconnaître, les embaucher, leur demander de créer, les faire rayonner à l'extérieur de Sherbrooke, de l'Estrie, à l'international », donne-t-elle en exemple.

Combien ça coûte un artiste?

Aussi, on veut rédiger une charte de rémunération de l'artiste. « C'est un exemple concret. Comme on paye un artiste? Est-ce qu'on le paye en échange de service? Comment on paye une toile que l'on veut vendre à l'encan [pour une campagne de financement]? Les artistes sont fatigués de se faire offrir de la visibilité. C'est quoi le prix plancher? Il y a un minimum de base. On va travailler là-dessus », dit Mme Bergeron.

Différents milieux ont été impliqués dans l'élaboration de cette stratégie culturelle. « On a travaillé avec le tourisme, l'éducation, le système de santé et le monde des affaires entre autres », ajoute la présidente.

« Pour pouvoir apprécier les arts, [...] il faut avoir eu l'occasion de le fréquenter, de vivre ce que c'est les arts et ça commence bien souvent à l'école. Dans le secteur de l'éducation, on a un rôle important à jouer dès le plus jeune âge, mais aussi dans la poursuite. Comment on peut être un véhicule pour permettre à la population en général de pouvoir apprécier les arts et la culture et comment on peut comprendre à quel point ça peut façonner notre identité? » soutient la directrice générale du Cégep de Sherbrooke, Marie-France Bélanger.

Près de 200 personnes ont travaillé à la mise sur pied de cette stratégie culturelle estrienne.

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