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À qui profite Movember? Des retombées concrètes à Sherbrooke

Novembre est synonyme de Movember, cette fondation qui incite les hommes à laisser pousser leur moustache afin d'amasser des fonds pour la cause du cancer de la prostate. L'Institut de pharmacologie de Sherbrooke est l'un de ceux qui ont reçu une belle part du gâteau.

Un texte de Marie-Claude Lyonnais

Depuis 2007, 12,7 millions de dollars ont été versés au Québec dans plus de 65 projets de recherche. De ce montant, 1,5 million a été remis au laboratoire du Dr Robert Day, de l'Institut de pharmacologie de Sherbrooke, l'un des plus importants montants versés au Québec.

L'investissement a permis d'accélérer les recherches et de faire des découvertes prometteuses, comme la protéine PACE-4, qui devrait mener à des diagnostics plus efficaces et plus rapides. 

« On essaie d'ajouter un nouvel outil dans l'arsenal des cliniciens pour qu'il puisse mieux déterminer si un individu a vraiment le cancer de la prostate, et si cette forme-là est agressive », explique le chercheur.

Au-delà de la moustache 

Les travaux sont cependant loin d'être terminés. Le cancer de la prostate tue encore 4300 hommes par année au Canada, déplore Dr Day.

Or, faire de la recherche coûte cher. La fondation Movember est consciente qu'elle doit aller au-delà de la moustache si elle veut poursuivre son mandat et être autre chose qu'une mode passagère.

« Il y a des nouveautés qui ont été lancées cette année, justement pour aller créer un engouement chez d'autres types de clients, notamment les femmes », indique le porte-parole de Movember Canada au Québec, Patrice Lavoie.

Pour l'instant, plus de 60 000 personnes participent à la campagne au Canada cette année, dont le docteur Day, qui invite les gens à être généreux. 

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