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Absence de neige : pas encore d'inquiétudes dans les stations de ski

Les températures agréables du mois de novembre plaisent à bien des gens, mais l'impatience commence à se faire sentir chez les amateurs de sports de glisse et les opérateurs de stations de ski. Sans temps froid, il ne peut pas y avoir de production de neige artificielle. 

C'est en novembre que les pentes de ski commencent habituellement à s'enneiger. L'an dernier, la station de ski Bromont avait accueilli ses premiers skieurs dès le 28 novembre. Ce ne sera pas le cas cette année.

Même si les équipes sont au travail pour préparer la saison de ski, les canons à neige ne fonctionnent toujours pas. La station doit attendre que le mercure indique moins trois degrés avant de les démarrer. Avec un peu de chance, la météo pourrait être propice au cours la nuit de vendredi à samedi.

La situation n'inquiète toutefois pas encore le coordonnateur de l'enneigement chez Ski Bromont, Denis Béliveau. Il rappelle que s'il y a une courte fenêtre, il sera possible d'agir rapidement, car l'équipement s'est grandement amélioré au cours des dernières années.

« Pour une période comme là, on était [auparavant] vraiment craintifs. La durée d'enneigement était très longue. Notre capacité d'enneigement nous permet [maintenant] d'enneiger rapidement », explique-t-il. 

Miser sur la diversification 

Produire de la neige coûte environ 800 $ l'heure pour une station de ski. Tout doit être pris en compte avant de lancer les canons à neige. 

« Ouvrir très tôt et être pris avec de la glace tout l'hiver en montagne? Ce n'est pas souhaitable. On fait un petit compromis sur la qualité, on se questionne. Est-ce qu'il fait assez froid pour faire un produit de qualité? Oui. Est-ce qu'il fait assez froid pour produire à un coût raisonnable? Ça coûte plus cher faire de la neige par temps chaud que par temps froid », note le directeur général de la station de ski du Mont Orford, Luc Chapedelaine.

Mais à Orford comme à Bromont, les stations de ski misent de plus en plus sur une diversification de leurs activités pour réduire leur dépendance aux caprices de la météo.

« C'est aussi encouragé par l'Association des stations de ski du Québec. On voit beaucoup plus d'activités à l'automne, à l'été aussi avec le vélo de montagne », fait remarquer la directrice du marketing chez Ski Bromont, Carole-Anne Ménard.

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