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Accident impliquant des autobus scolaires : une victime souhaite sensibiliser les gens à la sécurité

L'histoire de l'adolescente happée par un autobus scolaire, le 7 avril, à Sherbrooke, a éveillé des souvenirs difficiles pour Jenny Leblanc. À l'âge de 5 ans, un autobus scolaire lui est passé sur le corps. Aujourd'hui, elle souhaite sensibiliser la population à la sécurité entourant le transport scolaire. 

À la suite de l'accident, les médecins de Jenny Leblanc lui disaient qu'elle ne pourrait plus marcher ni avoir d'enfants. Treize ans plus tard, mère d'une fillette de 10 mois, la jeune femme a fait mentir les pronostics, même si elle garde encore les séquelles de son accident. « Je ne suis pas capable d'ouvrir ma main gauche au complet et pour la redresser je dois faire une pression au niveau de mon poignet », confie Jenny Leblanc.

La mère de famille repense souvent à son accident. Celui survenu jeudi impliquant une adolescente et un autobus scolaire l'a fait replonger une fois de plus dans de douloureux souvenirs. « Ça m'a estomaquée. J'ai revu mon accident. La différence c'est que moi je sortais de l'autobus et que mon corps au complet est passé sous l'autobus. Je sais un peu ce qui l'attend avec les physiothérapeutes etc.. C'est de l'ouvrage, mais c'est important qu'elle ne lâche pas prise », ajoute la mère de famille.

Sensibilisation

Sans montrer du doigt les chauffeurs, Jenny Leblanc croit qu'on pourrait faire mieux pour assurer une meilleure sécurité. « Je pense qu'en mettant un superviseur dans l'autobus, qui dirait aux enfants de s'asseoir et de parler moins fort, le chauffeur aurait juste à se concentrer sur la route », suggère-t-elle.

Selon la Société de l'assurance automobile du Québec, 274 personnes ont été victimes d'un accident lié au transport scolaire en 2014 et 12 d'entre elles ont été gravement blessées.

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