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Affaire Sam Hamad : le député Bonnardel s'en prend à Philippe Couillard

Le député de Granby à l'Assemblée Nationale, le caquiste François Bonnardel repproche au premier ministre Philippe Couillard de ne pas avoir exigé le retrait de Sam Hamad du conseil des ministres dès qu'il a appris qu'il serait soumis à une enquête du commissaire à l'éthique.

Il considère que ce retard à agir du premier ministre libéral contribue à ternir la réputation de l'ensemble de la classe politique québécoise. « Comment ça se fait qu'on banalise encore aussi fortement ces cas d'éthique? Les gens sont exaspérés, pour ne pas dire écoeurés d'entendre des choses comme ça. C'est toute la classe politique qui en paye un prix immense. On l'a vu avec les sondages ces dernières semaines. Je me serais attendu à ce que le premier ministre mette son poing sur la table », a-t-il dit. 

« Quand j'ai entendu le premier ministre dire que le geste de Sam Hamad était noble et courageux, je pense qu'on rit de nous. La seule chose que le premier ministre aurait dû faire, c'est le rencontrer le lendemain des allégations et des soupçons de trafic d'influence et lui dire "Mon cher Sam, tu vas perdre tout, ton rôle de ministre, ton salaire, ta limousine jusqu'à tant que l'enquête du commissaire soit terminée." », déplore le député Bonnardel. 

Selon lui, Philippe Couillard aurait dû aussi demander une enquête du Directeur général des élections du Québec pour savoir « combien d'argent le fameux Marc-Yvan Côté a amassé. »

L'émission Enquête a révélé une série de courriels qui démontrent que le ministre Hamad était une source d'information stratégique et qu'il faisait avancer les dossiers de Marc-Yvan Côté au gouvernement. Pour sa part, Marc-Yvan Côté s'activait pour le financement politique de Sam Hamad.

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