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Agression sexuelle sur des mineurs : plusieurs témoins appelés à la barre

Le procès de l'homme de 35 ans qui fait face à plusieurs accusations d'agression sexuelle envers deux enfants, s'est poursuivi, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke. La Couronne a terminé la présentation de la preuve en matinée.

Dans un premier temps, la policière du Service de police de Sherbrooke (SPS) Nathalie Lessard, spécialisée dans les enquêtes impliquant des enfants, a été appelée à la barre. Elle a été affectée à l'enquête sur ces présumées agressions sexuelles en juillet 2014, à la suite d'un signalement à la direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

À la suite du retrait des enfants du milieu familial, la détective Lessard a rencontré à trois reprises la plus jeune présumée victime, qui était alors âgée de six ans. Des enregistrements de ces rencontres ont été présentés à huis clos au jury mercredi.

Jeudi, ce sont les dessins de l'enfant qui ont été déposés en preuve, à la demande de la policière Lessard, pour illustrer les gestes qu'elle aurait subis. La fillette a affirmé, dans un langage d'enfant, que son père lui demandait de lui faire des fellations et la sodomisait.

La travailleuse sociale à la DPJ Annie-Claude Fortin est venue raconter son rôle auprès de la famille de l'accusé. C'est elle qui a évalué le signalement, et qui a retiré les enfants du milieu familial devant la gravité des gestes allégués. Lorsqu'elle a conduit la fillette dans sa nouvelle famille d'accueil, elle lui a expliqué pourquoi elle devait le faire. « Je lui ai dit que ce qu'elle avait expliqué à Nathalie [Lessard, la policière], les papas ne peuvent pas faire ces choses-là », a-t-elle raconté à la Cour. La fillette aurait alors répondu « que son papa, lui, il l'a fait plusieurs fois ».

La pédiatre Sylvie Côté a, quant à elle, expliqué les différents examens médicaux subis par l'enfant de juillet à septembre 2014. Le médecin a affirmé que les prélèvements et examens prévus à la trousse médico-légale n'ont pas permis de détecter d'anomalie. Elle a toutefois précisé que des résultats normaux, lors d'un tel examen, n'excluaient pas la possibilité d'une agression sexuelle.

La défense annoncera vendredi si elle fait entendre des témoins, ou pas.

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