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Agressions entre résidents : les CHSLD peuvent agir, dit la Protectrice du citoyen

Les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) peuvent agir de plusieurs manières pour contrer les agressions entre patients, rappelle le bureau de la Protectrice du citoyen.

Lundi, un résident de 74 ans du Pavillon Argyll de Sherbrooke a perdu la vie après une violente altercation avec un autre résident.

« Ça peut être normal que la personne atteinte de démence pose ces gestes-là, par contre, pour l'établissement, il y a des façons pour les faire diminuer », affirme Pascal Hardy, directeur des enquêtes en santé et services sociaux au bureau de la Protectrice du citoyen.

« Ça peut être la surveillance des personnes violentes, de faire diminuer le bruit pour moins les stimuler. Pour le personnel, il y a de la formation », ajoute M. Hardy.

« Dans certains cas, c'est banalisé. »

L'aménagement des aires de vie peut contribuer à réduire les agressions, estime le bureau de la Protectrice du citoyen.

« Si une personne a tendance à marcher dans le corridor, quand il arrive au bout et qu'il y a une chambre, il va avoir tendance à y entrer et rencontrer une personne violente. Le simple fait d'avoir un aménagement circulaire peut éliminer le risque », suggère Pascal Hardy.

Les directions d'établissements doivent aussi s'assurer d'une bonne communication avec les familles de leurs résidents. Dans la plupart des cas, conclut M. Hardy, les victimes d'agressions n'étaient pas visées personnellement.

« Ce ne sont pas des gestes violents qui sont raisonnés. Une fois que c'est fait, les gens sont interrogés et ne vont pas s'en souvenir. »

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