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Aide médicale à mourir : des médecins de l'Estrie en formation 

La Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke offre une première formation destinée aux professionnels de la santé qui auront à répondre aux demandes d'aide médicale à mourir. Une trentaine de médecins de Sherbrooke ont participé à la rencontre vendredi matin dans les locaux de l'Université de Sherbrooke au CHUS. 

L'objectif de la formation est de mieux les outiller advenant que leurs patients leur demandent l'aide médicale à mourir. Aussi, on souhaite aider ces médecins à mieux accompagner leurs patients du début à la fin du processus, de comprendre le rôle de chacun dans l'évaluation d'une telle demande et comment respecter les normes professionnelles et le cadre juridique. 

Aider à donner la mort, pour certains professionnels de la santé, va toutefois à l'encontre de leur formation et parfois de leurs croyances. Dans cette formation, ils pourront discuter des attitudes à avoir ou à ne pas avoir avec à un patient qui demande ce que la loi lui permet. Jessica Roy-Desruisseaux est médecin, pour elle, ce genre de formation est essentielle pour bien situer les enjeux.

Pour les formateurs, il est essentiel d'offrir ce genre d'atelier aux membres du corps médical. « Les patients ont droit à ça maintenant. Il faut qu'on regarde en avant et qu'on sache comment les accompagner le mieux possible. On déploie aussi de grands efforts pour s'assurer que l'aide médicale à mourir ne soit pas la seule option pour eux et qu'on s'assure qu'il y ait des soins palliatifs de qualité. Si ça nous permet d'améliorer les soins, tant mieux. On va pouvoir obtenir ce que les gens veulent, c'est-à-dire souffrir moins et partir en paix quand ils décéderont », explique la formatrice, Dre Jessica Roy Desruisseaux.

Ils insistent également pour que le respect soit au coeur de toutes les discussions entre les médecins, les professionnels de la santé et leurs patients. 

Cette formation sera également offerte à Longueuil et à Chicoutimi au cours des prochaines semaines. 

Depuis décembre, les patients en phase terminale peuvent demander qu'on les aide à mettre fin à leur vie.

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