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Aide médicale à mourir : le témoignage de ceux qui restent

L'aide médicale à mourir est autorisée depuis le 10 décembre au Québec. Après la délivrance des souffrances des patients, il y a tout un monde pour leur entourage. Marie-Josée Bernard et Jean-Robert Bisaillon ont parlé de leur expérience à l'émission Écoutez l'Estrie.

Un texte de René Cochaux

Marie-Josée Bernard estime qu'il est essentiel que les gens puissent avoir le choix. Pour les membres de sa famille, le fait de ne pas éterniser une souffrance de son père a été salutaire.

La douleur était devenue trop intense et l'aide médicale à mourir a été une délivrance pour tous. Pour la famille Bernard, l'acharnement et la souffrance ne sont pas nécessaires.

Mais quand on apprend l'heure et la date où la vie s'arrêtera, le choc n'en est pas moins grand, explique-t-elle.

Jean-Robert Bisaillon explique que son épouse Martine est une artiste et qu'il était hors de question pour elle de poursuivre sa vie si elle n'était plus en mesure de créer. Sa décision de demander une assistance médicale à mourir était en parfaite cohésion avec sa démarche artistique et intellectuelle. Il était hors de question pour Martine de s'accrocher inutilement. L'aide médicale à mourir lui a été salutaire.

Personnel médical

Marie-Josée et Jean-Robert ont vécu une expérience différente avec le personnel médical. Marie-Josée affirme que les travailleurs de la santé ont très bien fait leur travail même si elle dit avoir senti un peu de maladresse. Elle reconnait chez eux une réelle volonté de s'ajuster avec tout le respect requis.

Elle se dit consciente que cette approche médicale est nouvelle pour eux. Jean-Robert Bisaillon trouve que l'obligation pour le personnel de demander à plusieurs reprises aux patients s'ils veulent vraiment une assistance à mourir est lourde et qu'il devrait avoir des limites.

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