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AirBnb en Estrie : de 23 $ à 2000 $ la nuit partout où vous voulez!

La popularité du service d'hébergement en ligne AirBnB est croissante, tout comme la polémique qui l'entoure. Au Québec, la tendance semble s'imposer hors des grands centres pour s'installer confortablement en Estrie. L'analyse des données récoltées sur le site Web de l'entreprise a permis de constater la présence de 530 annonces de locations dans la région.

Un texte de Geneviève Proulx et de Louis-Philippe Bourdeau

Un simple coup d'œil à la carte ci-dessus permet de constater l'ampleur du phénomène. L'analyse des données récoltées par ICI Radio-Canada Estrie, entre le 10 et le 12 juillet dernier, a permis d'identifier les secteurs où les offres AirBnB sont les plus nombreuses. Sans surprise, la ville de Sherbrooke et les régions touristiques d'Orford, Magog, Sutton et Bromont sont au sommet de la liste.

L'offre ne se résume toutefois pas aux plus grandes municipalités de l'Estrie. Envie d'une escapade d'un week-end à Frelighsburg, Waterloo, Danville ou encore dans le petit village de 700 habitants de Saint-Isidore-de-Clifton? C'est également possible!

Une offre diversifiée

Chalets, appartements, chambres privées, maisons et même un manoir ou un tipi ; la diversité de l'offre est au rendez-vous. Sur les 530 annonces répertoriées, près de la moitié sont des maisons, alors que des dizaines d'appartements et de chalets sont aussi disponibles. Si certains hôteliers dénoncent la concurrence déloyale d'AirBnB, de nombreuses auberges utilisent plutôt la plateforme Web pour promouvoir leur établissement.

En moyenne, un hébergement se loue 136 $ la nuit, mais il y en a aussi pour tous les goûts et pour tous les portefeuilles. Pour 23 $ par nuit, il est possible de louer une chambre privée à Sherbrooke, alors qu'un domaine près du village de Knowlton, ouvre ses portes à une douzaine de visiteurs pour une somme de 2000 $ par nuit.

Un projet de loi d'ici 2016

Adorées par les touristes à la recherche d'un hébergement à bas prix, mais détestées par les hôteliers, les plateformes comme AirBnb provoquent bien des débats au Québec depuis quelques années. En avril dernier, le gouvernement du Québec avait annoncé son désir de mieux encadrer ces services d'hébergements parallèles.

Un projet de loi, prévu pour 2016, pourrait imposer une taxe d'hébergement, mais aussi contraindre ceux qui offrent de l'hébergement à débourser un montant équivalent à celui que paient les hôteliers à la Corporation de l'industrie touristique du Québec pour la classification de leur établissement. Selon le ministère du Tourisme, le projet de loi annoncé en avril dernier, avance à bons pas. Un premier document pourrait être présenté dès l'automne prochain

La Ville de Sherbrooke garde à l'œil les citoyens qui louent leur résidence pour une courte durée. En avril dernier, la Ville a envoyé des avertissements à 11 d'entre eux pour les avertir que les règlements de zonages de leur permettait pas de pratique de telles activités. Une dizaine d'établissements d'hébergement de la région ont aussi dénoncé cette pratique. Ils souhaitent que tous soient soumis aux mêmes règles.

Plusieurs grandes métropoles ont déjà posé des gestes pour encadrer cette industrie. Par exemple, la ville de San Francisco a imposé une taxe de 14 % pour toutes les réservations de moins de 29 jours.

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