Un événement survenu lors du rodéo d'Ayer's Cliff suscite des réactions. Deux femmes et une adolescente ont été invitées à danser autour d'un poteau lors d'un concours, ce que dénonce le Centre des femmes du Haut-Saint-François, la Passerelle.

Lors d'un concours pour gagner deux trousses de maquillage, l'animateur a invité les personnes intéressées à monter sur scène. Deux femmes se sont manifestées ainsi qu'une adolescente.

C'est à ce moment que l'animateur leur a demandé d'effectuer une danse autour d'un poteau afin de déterminer les gagnantes. L'adolescente a d'abord refusé, mais l'animateur l'a incitée à le faire.

Une participante du Centre des femmes du Haut-Saint-François, qui était présente au rodéo, a tenu à dénoncer la situation. Le Centre s'est servi de la tribune Facebook « Elle n'a pas dit oui », pour lever le voile sur la situation.

« Qu'est-ce qui nous choque, c'est que la personne était mineure et on voit l'animateur comme une personne en situation d'autorité. La notion du consentement est claire : lorsqu'il y a une personne en autorité, il n'y a pas de consentement. Les jeux à connotation sexuelle, c'est tout simplement non dans les festivals », affirme Marilyn Ouellet, travailleuse au Centre des femmes du Haut-Saint-François.

Sensibilisation

« Elle n'a pas dit oui » est un projet mis sur pied par trois organismes: la Passerelle, la Méridienne et la Corporation de développement communautaire de la MRC de Haut-Saint-François. Il vise à sensibiliser les gens au sexisme ordinaire.

« Nous, on ne veut pas juger les femmes qui décident de faire certaines choses, elles sont adultes. Nous, le message s'adresse surtout aux personnes mineures. Dans le cadre d'un festival, c'est comme si le spectacle était plus important que les choses qui sont proposées. Surtout au niveau du consentement de la jeune fille qui ne semblait pas à l'aise. Nous, on dit qu'il est important d'intervenir quand on est témoin de ces situations-là. C'est ce que les femmes font avec "Elle n'a pas dit oui" », ajoute Mme Ouellet.

Animation à revoir

La présidente du Rodéo, Katrine Lafaille, affirme ne pas avoir assisté à l'incident. Ce dernier lui a été rapporté par une bénévole. Lors d'un entretien téléphonique, elle dit condamner ce qui s'est passé.

Mme Lafaille explique que l'animateur n'était pas un employé, mais une personne engagée par contrat pour effectuer ce travail.

Elle ajoute que la formule de l'animation sera revue l'an prochain pour s'assurer que ça ne se reproduise plus.

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