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Arbolandia, l'enthousiasme de l'intégration à Danville, en pleine campagne 

On conçoit facilement que des immigrants préfèrent s'installer en milieu urbain. À des kilomètres de chez soi, il fait bon appartenir à une communauté et fraterniser avec des gens partageant notre langue et notre culture.

Une chronique de Dominic Tardif

Qu'à cela ne tienne, Alba Lucia et Francisco Javier Rodriguez, Colombiens d'origine, choisissaient il y a six ans de s'établir en campagne, à Danville, au cœur d'un luxuriant petit royaume d'arbres et de lacs. Une de leurs filles, Luna, s'exclamera « arbolandia, arbolandia! » en y mettant pour la première fois les pieds, baptisant par le fait même leur nouvelle résidence.

« Présentement, il y a deux ou trois familles colombiennes à Danville, mais avant c'était juste nous. C'est bon, parce qu'on commence à mieux maîtriser le français », explique Alba Lucia, native de Bogota.

« Pour apprendre le français, il faut que tu parles, que tu parles, et à Danville, personne ne parle espagnol, [alors on parle français]. Il faut mettre tout notre enthousiasme pour apprendre la langue, pour s'intégrer dans la société québécoise », poursuit-elle.

Arbolandia, version traiteur

Après avoir dû quitter leur ville d'Apartadó pour des motifs politiques, Alba Lucia et Francisco Javier occuperont différents petits boulots à Sherbrooke, où ils se sont d'abord installés il y a treize ans.

Las d'être tributaires d'un milieu de l'emploi instable et l'esprit animé par le désir d'être maître de leur destin, ils fondaient récemment un service traiteur baptisé... Arbolandia! La spécialité d'Alba Lucia? La lechona, un plat typique à base de porc, de pois et de riz, qu'elle sert avec un arepa, un pain de maïs.

Le sympathique couple tient présentement au Festival des traditions du monde de Sherbrooke un kiosque où il concocte de gargantuesques piña coladas, servis (forcément) dans un ananas.

Des animaux à parrainer 

Jamais à court de belles idées folles, Francisco, ingénieur de formation, planche présentement sur un projet de ferme hébergeant des « animaux partagés ».

Son objectif? Permettre à ceux qui, pour diverses raisons, ne peuvent posséder d'animal, d'en parrainer un.

Vous pourriez ainsi, par exemple, devenir le parrain d'un lapin, avoir accès 24 heures sur 24 à une vidéo en direct de l'animal, en plus de pouvoir lui rendre visite à Danville.

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