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Arrestation d'un psychologue : la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke déploie une équipe de soutien

Au lendemain de l'arrestation d'un psychologue scolaire accusé de leurre d'enfant, le directeur général de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), André Lamarche, assure que tout a été mis en place pour assurer un bon soutien aux élèves et aux employés des écoles où Robert Pelletier travaillait.  

Un texte de Geneviève Proulx

Des équipes de professionnels seront présentes dans les écoles Quatre-Vents, LaRocque et Écollectif afin de soutenir les employés et les élèves. « Nous serons très vigilants à l'arrivée des élèves dans la cour d'école pour voir dans quel climat ils sont. On va moduler nos interventions en fonction de l'état des élèves. Si personne n'en parle et que c'est un peu anodin pour eux, ça ne donne rien d'intervenir en classe et créer l'événement. Si, par contre, les élèves arrivent et en parlent, on aura une approche plus générale. Si on sent que des élèves qui, individuellement, veulent parler, nous aurons des professionnels sur place », soutient M. Lamarche.

Des suppléants seront présents aussi afin que les enfants aient la liberté de discuter avec leur enseignant avec qui un lien de confiance est créé. Une lettre a aussi été envoyée aux parents. « Dans cette lettre, on leur a dit trois choses : d'être vigilant au comportement de leur enfant, de les écouter. On a aussi donné le numéro du Centre d'aide aux victimes d'acte criminel et celui de l'enquêteur au dossier afin qu'ils puissent faire une dénonciation. Ils peuvent aussi appeler en tout temps à la direction de l'école qui pourra les diriger au bon endroit », explique André Lamarche.

L'arrestation de Robert Pelletier a semé une onde de choc dans les écoles où il travaillait, selon le directeur général de la CSRS. « La majorité du personnel était sous le choc, que ce soit les confrères, les enseignants et les autres membres du personnel et même les parents. Tout le monde était sous le choc et bouleversé. C'était assez dur à prendre pour tout le monde. »

Aucun antécédent judiciaire

Le suspect n'avait aucun antécédent judiciaire. « C'est assez particulier cette situation. Quand je dis que tout le monde était sous le choc, c'est que personne ne pouvait s'attendre à cette situation. Quand on n'a pas d'antécédent judiciaire ou d'autres éléments, c'est très difficile d'identifier les "prédateurs". Plus on réfléchit à ça, plus on se dit que la meilleure approche sera la prévention », croit André Lamarche.

Différentes formations sont offertes et des conférences sur la sécurité sur les médias sociaux sont données à la CSRS. « Il y a des interventions qui sont faites en deuxième secondaire en lien avec les réseaux sociaux. Il semble que ce n'est pas assez. Il semble qu'il faudra peut-être moins offrir et être plus prescriptif dans certaines formations. Chaque fois qu'on attrape une personne qui s'adonne à ce genre d'activité, c'est souvent par dénonciation des parents qui se sont intéressés à ce que faisait leur enfant sur internet », dit-il.

Un employé depuis 18 ans

Le suspect était employé par la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke depuis 18 ans. « Nous n'avons jamais eu de vision qu'il se passait quelque chose de pas correct. Déjà là, ça donne une idée parce que s'il se passait quelque chose, on en aurait entendu parler. La victime alléguée n'était pas de ces écoles. Ça nous donne l'impression qu'il ne s'est rien passé [dans nos écoles]. »

La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke prendra une décision quant à l'avenir professionnel de Robert Pelletier mercredi.

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