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Attaque de pitbull : la Ville de Sherbrooke ne changera pas sa réglementation

Au lendemain d'une attaque d'un pittbull à Pointe-aux-Trembles, le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, affirme que la Ville de Sherbrooke n'a pas l'intention d'interdire sur son territoire les chiens de type pitbull. 

L'hypothèse qui semble la plus plausible est que la dame aurait été attaquée par le chien, mercredi en fin de journée, puisque son corps présente plusieurs marques de morsures. La police ne peut toutefois pas confirmer si la victime a été tuée par le pitbull. Le chien n'appartenait pas à la défunte.

À Sherbrooke, les élus ont voté un règlement qui fait plutôt référence aux chiens dangereux qui, eux, sont interdits. Selon le maire Sévigny, il était difficile voir impossible de ne cibler qu'un type de chien. « On a eu une bonne réflexion accompagnée de spécialistes, des gens de la SPA. Lors de la fusion municipale, les pitbulls étaient interdits sur le territoire de l'ancien Sherbrooke, mais permis dans les autres secteurs. Il fallait harmoniser le règlement. On s'est donc donné une politique sur les chiens dangereux », explique-t-il. 

Difficile à appliquer

Ce règlement peut inclure des pitbulls et les bulls terriers, mais aussi toutes races de chien. « Il faut comprendre que, dans le temps, les races évoluent au niveau génétique. Souvent, le problème est à l'autre bout de la laisse. L'éducation y est pour beaucoup. C'est extrêmement difficile d'appliquer une réglementation au niveau des races », rappelle le maire.

La SPA de l'Estrie a fait un exercice avec le conseil municipal. Dix-huit photos de chien ont été distribuées et les élus devaient identifier le pittbull dans le lot. « Avec les croisements génétiques, c'était vraiment difficile de dire lequel en était un. Même les vétérinaires s'y perdent », soutient Bernard Sévigny.

Depuis le début de l'année, une douzaine d'incidents impliquant des chiens agressifs ont été rapportés à Sherbrooke. Deux de ces cas concernaient des chiens de type pitbull. « Aussitôt qu'il y a une morsure, il y a une évaluation comportementale qui est faite par la SPA. Si on en conclut que le chien est dangeureux, il sera euthanasié. Il y a des mesures qui sont prises. »

Malgré tout, Bernard Sévigny assure que les élus sont préoccupés par la situation.

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