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Atteinte de polychondrite chronique, Abigaël ne laisse rien l'arrêter : pas même un triathlon

La nervosité était à son comble dimanche, un peu avant le départ du premier triathlon d'Abigaël Walker. Ce qui distingue cette athlète de 13 ans des autres, c'est qu'elle est atteinte de polychondrite chronique récidivante, une maladie très rare qui s'attaque au cartilage. Dans son cas, son larynx, ses bronches et sa trachée sont touchés. À cela s'ajoutent différents maux, comme de l'arthrite dans ses genoux et de l'ostéoporose.

« Je me suis demandé dans quoi je m'étais embarquée, mais du coup ça a commencé je me suis dit que je le fais pour une raison puis je vais le finir », a-t-elle raconté après avoir franchi la ligne d'arrivée.

Sportive et compétitive de nature, elle ne s'est pas laissée arrêtée par la maladie avant de se lancer tête première pour 375 m de nage, 10 km de vélo et 2,5 km de course. « Je n'avais jamais fait de longue distance comme ça. Je suis beaucoup plus en forme qu'il y a un an. Je n'aurais jamais pensé faire ça, mais même si je vais mieux, ma respiration est toujours aussi difficile », explique Abigaël.

L'émotion était palpable et les larmes de joie pas trop loin lorsque la Sherbrookoise a franchi le fil d'arrivée.

Lorsque le diagnostic est tombé, il y a déjà quatre ans, Abigaël et sa famille ont choisi de ne pas se laisser abattre et de donner au suivant. De là est né le Fonds des mille-pattes, dont le but est d'aider les enfants atteints de maladies rares. « C'est comme notre leitmotiv : on avance avec ça, on fait le choix de se lever, on fait le choix d'en profiter et tous les instants du quotidien deviennent des beaux bonheurs », soutient sa mère, Myriam Ruel.

À peine arrivée des Jeux du Québec, Abigaël se prépare pour son prochain tournoi de tennis, qui aura lieu dans une semaine, sans oublier sa préparation à la course des mille-pattes, qui aura lieu en octobre prochain.

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