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Attouchements sexuels au Pavillon Argyll : le CALACS déplore la réaction de la direction

Le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel de l'Estrie (CALACS) dénonce la réaction des autorités du Pavillon Argyll à Sherbrooke, quant à des cas d'attouchements sexuels commis par des résidents. 

Un texte de Geneviève Proulx

La direction du Centre d'Hébergement et de soins de longue durée a affirmé lundi être au courant des gestes rapportés et qu'ils étaient gérés.

Selon le CALACS, trop peu d'efforts sont accordés aux victimes d'attouchements de ce CHSLD. « C'est assez banalisé finalement. Souvent les victimes, ce qu'on va entendre, c'est que ce sont "juste des attouchements" alors que ce sont des agressions à caractère sexuel. Les victimes vont banaliser et elles vont avoir honte de vivre dans cette peur-là », déplore la porte-parole du CALACS de l'Estrie, Stéphanie Tremblay.

Pour l'organisme, la répression n'est pas la solution. « Nous croyons que la solution pour enrayer la problématique des agressions à caractère sexuel réside non pas dans la répression, mais bien dans l'éducation de la population générale. Ainsi, en sensibilisant sérieusement les intervenants, résidents et dirigeants des CHSLD et en envoyant un message clair - que toute forme d'agression à caractère sexuel est un geste criminel - la fréquence des cas diminuerait certainement »

L'avocat criminaliste Me Jean-Pierre Ménard indique, de son côté que les établissements ont la responsabilité de protéger leurs résidents contre les attouchements et les agressions sexuelles. Selon lui, certains cas peuvent même être portés devant les tribunaux. « Ce n'est pas parce que l'on est dans un CHSLD qu'on est tous irresponsables criminellement. Ce n'est pas vrai. Il y a une partie des gens qui ont cette capacité de percevoir qu'ils font des gestes mauvais », dit-il.

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