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Autorisation de prescrire : peu d'infirmières techniciennes ont fait la demande en Estrie

L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) a prolongé jusqu'en juin prochain la date limite pour faire une demande d'autorisation de prescription pour les infirmières techniciennes.

Les infirmières qui ont un diplôme d'études collégiales peuvent en effet obtenir une attestation qui leur permet de faire quelques types de prescriptions. Elles avaient jusqu'au 10 janvier 2017 pour en faire la demande auprès de l'OIIQ.

Avec cette attestation, les infirmières peuvent prescrire différents médicaments ou examens médicaux. « Elles peuvent prescrire dans des endroits où elles peuvent faire la différence dans l'accessibilité aux soins en première ligne. On parle de contraception hormonale, de traitements des infections transmissibles sexuellement, de problèmes de santé courant comme pour les mamans qui allaitent dont le bébé a du muguet dans la bouche ou pour ceux qui veulent cesser de fumer, par exemple », explique la présidente de l'OIIQ, Lucie Tremblay.

Cette autorisation est nécessaire uniquement pour les infirmières diplômées au niveau collégial. Celles qui ont un diplôme universitaire ont d'emblée ce pouvoir. Toutefois, les infirmières techniciennes qui désirent obtenir cette attestation doivent se soumettre à d'autres conditions comme un nombre d'heure de pratique et une formation.

125 infirmières en Estrie

La direction de l'Ordre est persuadée que ce droit de prescrire destiné aux infirmières améliorera considérablement l'accessibilité aux soins. « Notre cible, ce sont 10 000 infirmières dans l'ensemble du Québec. En ce moment, on est rendu à 3100. Dans la région de l'Estrie, un peu plus de 120 infirmières ont l'autorisation », souligne Mme Tremblay.

Selon elle, il n'y a pas lieu de s'inquiéter du peu d'infirmières qui ont fait la demande jusqu'à maintenant. « C'est normal que ça prenne quelques années avant de s'implanter. Notre système de santé est gros et complexe. Ces changements s'introduisent parmi une multitude d'autres. On est content parce qu'en Estrie, on est en déploiement. Au cours de la prochaine année, ça va s'accélère et la population aura accès à des soins plus près d'eux. »

Par exemple, les infirmières qui font des visites à domicile pour des soins de plaie n'ont pas à attendre l'autorisation d'un médecin pour effectuer des tests. « Maintenant, elles peuvent faire certains tests de laboratoire, ajuster des pansements que la personne a besoin d'avoir. Ça évite des consultations à l'urgence ou en cabinet médical. Ça évite surtout des souffrances inutiles et que la situation se détériore. C'est très positif. Il faut mousser ce projet », croit la présidente.

Objectif : alléger la tâche des infirmières

Pour l'OIIQ, il est clair que le droit de prescrire des infirmières n'a pas été mis en place pour alourdir la tâche des infirmières. « Au contraire! Ça facilite leur travail! Avant, l'infirmière devait constater ce qu'il se passait et commençait par la suite un jeu de ping-pong téléphonique pour trouver quelqu'un qui peut prescrire les soins nécessaires. Elle était limitée dans son travail. »

Mme Tremblay rappelle que les infirmières qui possèdent cette autorisation sont pleinement protégées advenant une erreur. « Mais elles ont les compétences pour le faire. »

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