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Bannissement de l'amiante : rencontre d'urgence demandée par les régions d'Asbestos et Thetford Mines

Les régions d'Asbestos et de Thetford Mines s'unissent et veulent l'heure juste le plus rapidement possible quant aux intentions du gouvernement libéral sur le bannissement de l'amiante au pays. Les résidus miniers seront-ils visés par cette interdiction? Une rencontre urgente avec la ministre des Sciences, Kirsty Duncan, est réclamée.

« Ça prend rapidement un éclaircissement ! », soutient le député de Richmond-Arthabaska, Alain Rayes, qui considère que le flou actuel au sujet des résidus miniers est néfaste.

À Asbestos, les entreprises Mag One et Alliance-Magnésium travaillent déjà à des projets pour extraire le magnésium des résidus miniers provenant de l'exploitation passée de la mine d'amiante. « Ces gens recherchent des investisseurs et quand il y a un flou comme celui-là, ça ne donne pas le goût à des gens de prendre un risque financier, en plus du stress que tout cela génère chez les personnes qui y travaillent déjà depuis très longtemps. » Alain Rayes ajoute que même les deux paliers de gouvernement ont investi dans la recherche pour la valorisation des résidus.

Il n'y a eu aucune consultation. Nous voulons que la ministre entende les préoccupations du milieu.

Alain Rayes, député conservateur de Richmond-Arthabaska

Monsieur Rayes et son collègue de Mégantic-L'érable, Luc Berthold, ont sollicité la ministre des Sciences, Kirsty Duncan, pour obtenir rapidement une rencontre avant la période des Fêtes. Plusieurs intervenants politiques et économiques des deux régions touchées seraient invités à y participer.

Une industrie qui suscite l'espoir

Asbestos fonde beaucoup d'espoir sur l'industrie du magnésium qui s'implante doucement à coup de millions de dollars.

Alliance-Magnésium prévoit fabriquer ses premiers lingots en janvier 2017 grâce à un projet pilote sur le site de l'ancienne usine Magnola. Le fédéral a investi trois millions de dollars pour la mise au point d'une technologie verte. Le provincial a injecté deux millions de dollars provenant du Fonds de diversification économique visant l'implantation d'entreprises pour remplacer les emplois perdus par les fermetures, dont celle de Mine Jeffrey.

On voit ça gros. On a l'ambition de faire d'Asbestos, la technopole du magnésium au Québec, mais au Canada aussi.

Georges-André Gagné, directeur général de la ville d'Asbestos

« On espère aussi être capable de développer des entreprises dans les secteurs secondaires par rapport à ces entreprises-là et dans le secteur de la recherche », ajoute le directeur de la corporation de développement socio-économique d'Asbestos, Denis Roy.

Le directeur général de la ville d'Asbestos, Georges-André Gagné garde aussi les pieds sur terre et ne veut pas miser seulement sur le magnésium pour créer de l'emploi. « On ne veut pas créer d'attente, mais on parle de dizaines, de centaines d'emplois juste dans l'industrie du magnésium, mais aujourd'hui on va se contenter d'un emploi à la fois. C'est plus sûr. »

Alliance-Magnésium entend procéder en plusieurs étapes. Au final, l'usine principale nécessitera un investissement de 500 millions de dollars et créera 300 emplois. De son côté, Mag One aura son laboratoire dans le parc industriel d'Asbestos et veut éventuellement s'établir sur le site de Mine Jeffrey.

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