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Berce du Caucase : une éradication totale impossible dans le Val-Saint-François

Ce serait « trop rêver » que d'espérer une éradication de la berce du Caucase à Valcourt, Racine, Maricourt et au Canton de Valcourt, estime l'entreprise mandatée par les municipalités du Val-Saint-François pour faire disparaître la plante toxique de leur territoire, là où se trouve la plus importante concentration au Québec.

Les quatre municipalités de l'Estrie avaient décidé d'unir leurs forces l'an dernier afin d'éradiquer la berce du Caucase de leur territoire. Elles estimaient à une dizaine d'années le temps qu'il faudrait pour arriver à leurs fins.

« Une éradication complète, pour un endroit comme ici, c'est de trop rêver, signale Nicolas Trottier, président de Quadra Environnement. On va cependant être capable de réduire la présence du Caucase à des niveaux acceptables. »

« Il y en a le long de la piste cyclable, il y en a dans les champs, dans les bois, il y en a véritablement partout », fait-il remarquer.

Pour être efficace, son entreprise, qui a amorcé son mandat en 2017, cible en priorité les zones sensibles, soit près des cours d'eau où les graines voyagent facilement et sur les pistes cyclables pour éviter aux usagers tout contact avec une plante qui peut brûler au troisième degré.

Le travail doit se faire mécaniquement à la main puisqu'il est défendu d'utiliser des pesticices dans des zones en milieu humide.

« C'est physique, les plants sont gros et plus le temps avance, plus c'est fastidieux », mentionne Valérie Bérubé, une employée.

« On va viser les semenciers : les plants qui vont produire des fleurs, donc des graines cette année. Ça veut dire que tous les plants qui sont autour, on n'a pas le temps de les traiter cette année, mais ils sont signalés dans un système d'information géographique », signale Nicolas Trottier.

Il existe au moins sept colonies majeures connues sur le territoire.

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