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Blitz pour implanter plus de défibrillateurs à Magog

Le nombre de défibrillateurs cardiaques est en constante croissance en Estrie. On en compte présentement 300 et l'objectif est d'en avoir au moins 500.

Afin d'ajouter des appareils dans la région de Magog, un déjeuner-bénéfice aura lieu lundi au restaurant Eggsquis de la rue Principale. La formation Héros en 30 sera offerte également lors de cette activité appelée « Déjeuner du bon samaritain ». Mise sur pied par le ministère de la Santé, avec la Fondation des maladies du cœur et de l'AVC et la Corporation d'urgences-santé, cette courte formation consiste à apprendre une version simplifiée de la réanimation cardio-respiratoire (RCR).

Objectif : être les meilleurs au monde

Bien que le nombre de défibrillateurs présents dans la région soit en augmentation, on souhaite qu'il y en ait encore plus. « Notre objectif est d'être les meilleurs au monde. Si on se compare à Seattle, ce qu'ils ont de mieux que nous, c'est qu'ils ont proportionnellement plus de défibrillateurs, environ 40 %, mais aussi 40 % de la population est capable de reconnaître l'événement et sait intervenir. Notre activité est pour pallier ces manquements-là », explique le Dr Wayne Smith, urgentologue au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.

Ce dernier soutient que, d'ici trois ans, l'objectif sera atteint.

Pour cet urgentologue, l'impact de la présence d'un défibrillateur est plus que positif. « Près de 40 % de nos survies, ce sont des gens qui sont dans la quarantaine et moins, près de 50 % sont dans la cinquantaine et moins et au-delà de 85 % sont dans la soixantaine et moins. Ce qui nous encourage beaucoup, c'est que la qualité de survie est très bonne. Ce sont des gens qui retournent au travail, à leurs études, à leurs activités sportives et peuvent jouir de tout ce que la vie peut nous donner au Québec. »

Dr Smith insiste sur l'importance d'agir rapidement en cas accident cardiaque. « Il faut comprimer les délais. Chaque minute où il ne se passe rien, on perd 10 % de chance de survie. Si quelqu'un, dans la minute, reconnaît qu'il s'agit d'un arrêt [cardiaque], appelle le 911, commence à faire des compressions cardiaques et a la chance d'avoir un défibrillateur, qui est fort simple d'utilisation, les chances de survie sont à 75 % et plus », dit-il.

Au Canada, près de 45 000 personnes subissent un arrêt cardio-respiratoire chaque année et 85 % d'entre eux surviennent à l'extérieur des hôpitaux. L'utilisation d'un DEA double les chances de survie d'une victime recevant la réanimation cardio-respiratoire.

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