Retour

Bonne saison touristique en Estrie malgré la météo

À mi-parcours de la saison touristique en Estrie, les affaires vont bon train. La météo en dent de scie n'éloigne pas nécessairement les touristes, qui planifient plutôt leur escapade à la dernière minute. Aussi, la baisse du dollar canadien incite davantage les vacanciers à rester dans la région.

Un texte de Geneviève Proulx

Les intervenants du milieu touristique de la région s'entendent. Malgré les aléas de la météo, la saison touristique est loin d'être à l'eau. « Aussitôt qu'il fait beau, il y a des pics de demandes sur Internet, dans les hôtels et de fréquentations dans les centres d'attractions », explique le directeur général de Tourisme Cantons-de-l'Est, Alain Larouche.

Les activités extérieures ont connu une légère baisse en juin, mais la situation s'est stabilisée en juillet. Pendant ce mois, le taux d'occupation des lieux hébergement a grimpé de 5 à 10 %.

Plus d'Américains

La valeur du dollar canadien a eu aussi une incidence sur l'achalandage. Depuis le début de la saison estivale, au poste frontalier de Stanstead, les Canadiens sont moins nombreux à avoir traversé la frontière pour un séjour chez nos voisins du sud comparativement à l'an dernier. Par contre, ce sont près de 5000 Américains de plus qui ont choisi d'entrer au pays jusqu'à maintenant.

« Les clients américains sortent beaucoup en août et en septembre, avec les feuillages. La saison est plutôt jeune pour faire un bilan. Il y a une augmentation, mais ce n'est pas une vague », ajoute M. Larouche.

Cette augmentation s'explique par plusieurs facteurs, selon lui. « Probablement que c'est le fruit des campagnes ciblées qu'on a faites là-bas avec des produits qui pouvaient les intéresser. Le produit musique aussi, comme le spectacle Cow-boys, qui pouvait les intéresser. L'offensive du côté de Burlington à la radio, dans les journaux et une campagne Internet nous a amené tout près de 4000 visiteurs sur notre site Internet depuis juin dernier », soutient le directeur de Tourisme Cantons-de-l'Est.

L'industrie touristique doit aussi faire concurrence aux offres pour le sud. Surtout lorsqu'il y a plusieurs journées consécutives de pluie.

L'industrie doit aussi vivre avec une autre réalité, celle de la technologie. « Ça crée la mobilité de l'achat. Le consommateur, partout où il est, dans son auto, achète vraiment à la dernière minute. Ça devient exaspérant pour l'hôtellerie. Souvent les gens sont dans le stationnement et ils réservent là. »

Avec le spectacle de Québec Issime et Foresta Lumina, qui attirent en grand nombre les touristes, les prochaines semaines augurent bien.

Plus d'articles

Commentaires