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Buveurs modérés, une raison de plus de bouger

Le risque de mortalité associé à l'alcool a un nouvel ennemi : l'exercice physique. Selon une étude menée par une Sherbrookoise, parue mercredi dans le British Journal of Sports Medicine, 150 minutes d'exercices physiques par semaine suffisent pour avoir un effet bénéfique sur la santé des buveurs modérés.

Un texte de Christine Bureau

« On a remarqué que, chez les gens actifs, le risque de mortalité associé à l'alcool était considérablement réduit », résume la chercheuse sherbrookoise Karine Perreault, première auteure de l'étude.

La doctorante en santé publique à l'École de santé publique de l'Université de Montréal a été auxiliaire de recherche pendant un an à l'Université de Sydney, en Australie. C'est là qu'elle a eu accès, grâce à son superviseur, qui a été professeur dans une université britannique, à un échantillon de 36 370 hommes et femmes de plus de 40 ans du Royaume-Uni, duquel elle a pu tirer ses analyses.

Il en ressort qu'un buveur modéré - celui qui suit les recommandations d'ÉducAlcool - parvient à annuler le risque de mortalité associé à l'alcool, toutes maladies confondues, en faisant les 150 minutes d'exercices physiques d'intensité modérée recommandés.

S'il est inactif, sa consommation d'alcool augmente son risque de mortalité.

« Pour l'ensemble des gens de notre échantillon, le risque de mortalité toutes causes confondues pour des buveurs modérés est augmenté de 13 %. Pour les risques liés au cancer, le risque est augmenté de 36 % », soutient-elle. Des chiffres tirés des comparaisons avec son groupe de référence qui, lui, était composé seulement de personnes qui n'ont jamais bu de leur vie.

Elle remarque toutefois que, chez les gens actifs de leur étude, une consommation d'alcool allant jusqu'à un niveau décrit comme « hasardeux » (8-20 consommations par semaine pour les femmes et 12-28 consommations par semaine pour les hommes) n'engendrait pas un risque significativement différent de celui des gens qui n'avaient jamais consommé d'alcool de leur vie.

Mais attention, prévient-elle. L'idée n'est pas d'inciter à la consommation d'alcool.

Surtout que les résultats sont différents dans le cas des grands buveurs. « L'effet protecteur de l'activité physique a certaines limites. Pour des consommations très grandes d'alcool, l'activité physique n'est plus protectrice », précise-t-elle.

Et tenez-vous-le pour dit : le fait d'aller au gym le lendemain d'une soirée arrosée ne vient pas annuler immédiatement tous les effets néfastes de l'alcool. L'étude se concentre plutôt sur les effets à long terme de l'exercice physique sur le risque de mortalité prématurée.

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