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C'est la fin pour le Festival Bohémia de Sherbrooke

La troisième édition du Festival Bohémia, qui s'est tenue la fin de semaine dernière à Sherbrooke, aura été la dernière. L'événement, qui a défrayé la manchette au cours des derniers jours en raison d'une murale controversée, ne trouve pas le financement nécéssaire pour poursuivre sa mission.

Un texte de Geneviève Proulx

Ce festival se voulait « une journée de découvertes en matière de musique, de mode et de gastronomie. Un événement art de vivre rassembleur, où art, santé et spiritualité se rencontrent pour valoriser les artistes, artisans et commerçants locaux » peut-on lire sur le site internet de l'événement.

En 2016, le Festival s'était terminé avec un déficit. « On n'a pas fait le point encore sur l'édition de cette année. Je crois qu'on s'en sort tout de même très bien. On ne sera pas en déficit ou très peu. Ce sera facile à combler, mais c'est beaucoup de travail, de temps. C'est toujours essayer d'aller chercher des commandites, des subventions, d'aller chercher des sous pour faire un festival qui est gratuit et ouvert à tous. Je ne voudrais pas de refaire le festival et de faire payer les gens. Ce n'est pas dans nos intentions », explique l'une des organisatrices, Jessica Wilson.

Au nombre des raisons qui ont poussé Mme Wilson à faire un trait sur son festival, il y a le peu de collaboration obtenue de la Ville de Sherbrooke. « On trouve ça difficile. C'est sûr qu'avec la Ville, c'est très bureaucratisé. L'an dernier, nous n'avions pas pu avoir de subventions parce que la date à laquelle nous avions décidé de faire le festival, les dates pour demander des subventions étaient toutes passées. Il n'y avait plus de budget nulle part. C'était la même chanson partout. Peu importe où on cognait, on se faisait répondre la même chose. Nous étions pourtant à sept ou huit mois de l'événement. Ce n'est pas facile. »

Jessica Wilson explique aussi que les projets personnels des trois organisatrices (nouvelle boutique, bébé, etc.) font en sorte « qu'elles ont moins de temps à mettre dans un organisme à but non lucratif.

Murale corrigée, murale non payée

L'artiste qui a apporté des corrections à la murale qui étaient exigées par la Ville de Sherbrooke n'a pas été payé encore. « J'ai bon espoir qu'on trouve un terrain d'entente avec la Ville. Comme ils étaient prêts à payer pour la faire enlever, je suis confiante qu'on va trouver un petit budget pour pouvoir payer celui qui a fait les corrections », dit Jessica Wilson.

Cette dernière reste amère de la controverse entourant la murale d'Olivier Bonnard. « Je suis déçue de la réaction et de l'ampleur que tout ça. Je regarde encore les photos du festival et je la trouve belle. J'espère qu'on va être capable de faire les demandes de permissions nécessaires pour qu'elle reste là. »

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