Retour

Ça roule trop vite rue Providence, à Sherbrooke, disent les résidents

Même si la Ville de Sherbrooke refuse de réduire la limite de vitesse ou d'installer des dos d'âne dans le secteur, des résidents de la rue Providence entendent continuer leurs démarches pour tenter de ralentir la vitesse des automobilistes.

La Ville soutient avoir réalisé une étude de circulation sur cette rue à la mi-juillet après le dépôt d'une pétition comptant 133 signatures.

Conclusion : 85 % des citoyens roulent en deçà de la limite permise.

Or, selon le résident du secteur, Mathieu Poulin-Lamarre, ce n'est pas les excès de vitesse le problème, mais bien la limite de vitesse elle-même.

« Nous on a trois enfants qui font du vélo dans la rue. Les voitures passent vite et ce qu'on remarque ici comme dans d'autres quartiers, c'est que les voitures roulent souvent à 50 km/h, ce qui est beaucoup trop rapide pour ce genre de petite rue là », juge-t-il.

« Je pense que la Ville pourrait faire plus pour ce qui est de la cohabitation des différents usagers de la route », ajoute-il déçu. 

« Ce qu'on voudrait, c'est avoir des limitations de vitesse dans notre rue comme des dos d'âne », affirme un autre résident de la rue de Providence, Mehdi Achibane. Ce dernier soutient que des données de la Ville de Sherbrooke montrent que la vitesse moyenne dans cette rue était de 48,9 km/h.

« La rue n'est pas large et elle est descendante. S'il y a des voitures de stationnées des deux côtés, il n'y a pas assez de place pour plus qu'une voiture passe. Si une petite fille ou un petit garçon sortait d'une cour, à 50 km/h, c'est trop tard », soutient M. Achibane. 

Appui du conseiller municipal

Bien qu'il dit comprendre la situation, le conseiller municipal du district des Quatre-Saisons, Vincent Boutin, rappelle que le problème vient des résidents eux-mêmes.

« C'est une rue en fer à cheval qui donne sur la rue Caroline. La problématique de la vitesse vient des résidents. C'est un peu particulier. Ce n'est pas le cas d'une rue collectrice où les gens transitent par là. »

Comme 85 % des automobilistes circulent en bas de 48 km/h, la Ville a peu de moyens pour aider les résidents.

« On est dans des seuils acceptables. Ce qui fait qu'au niveau de l'ingénierie, on ne peut pas mettre de dos d'âne ou de bollards. Si on le fait là, alors que les critères ne le permettent pas, mes collègues vont vouloir faire la même chose ailleurs. »

Ce dernier a souligné qu'il fallait effectivement sensibiliser les résidents et les automobilistes afin qu'ils respectent les limites de vitesse. « C'est cette approche-là qu'il faut prendre, je pense. »

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine