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Campagne pour le logement social à Sherbrooke : l'urgence d'agir

Le logement social a besoin d'investissements et rapidement. L'Association des groupes de ressources techniques du Québec (AGRTQ) a lancé une campagne nationale mardi à Sherbrooke et réclame que Québec renfloue les coffres du programme AccèsLogis.

Un texte de Marie-Claude Lyonnais

La présidente de l'organisme, Edith Cyr, demande au gouvernement Couillard de financer la construction de 3000 unités d'habitation. Québec ne finance plus que 1500 logements annuellement depuis le dernier budget provincial.

« On espère, au minimum, revenir à ces 3000 unités. Mais les besoins sont grands, et on pourrait aussi voir une augmentation de cette enveloppe-là et ça ne répondrait qu'à une infime partie des besoins », affirme-t-elle.

Pourtant, le logement social contribue à l'économie québécoise, soutient Mme Cyr.

« Pour chaque dollar investi, il en revient plus de deux dans l'économie », affirme-t-elle. Cela se traduit, par exemple, par des économies dans le secteur de la santé et un pouvoir d'achat augmenté.

Un visage à cette réalité

Pour donner un « visage humain » à la campagne, la présidente du conseil d'administration de la Coopérative d'habitation des grandes familles, Myriam Brugger, a livré un témoignage sur sa réalité. Mère de cinq enfants, elle habite la Coopérative depuis cinq ans. Au-delà du soulagement pour le porte-feuille, le complexe d'habitation, où résident 24 ménages, a littéralement changé sa vie.

Il n'existe qu'un seul complexe d'habitation pour les grandes familles à Sherbrooke. La coopérative souhaite maintenant faire des petits, et une deuxième phase devrait voir le jour dans le même quartier.

Des logements disponibles peu adaptés à la réalité

Mme Cyr souligne que les besoins sont variables, selon les régions et qu'ils évoluent aussi dans le temps. Au Québec, on a notamment vu une augmentation, au cours des dernières années, de la demande pour les personnes âgées.

À Sherbrooke, les logements vacants sont nombreux, mais selon le président de la Fédération des coopératives d'habitation de l'Estrie (FCHE), ils ne correspondent pas aux besoins de la population.

« Ce sont surtout des familles nombreuses, qui cherchent un logement abordable et suffisamment spacieux. Des personnes âgées aussi, des personnes handicapées et des personnes seules, qui ont besoin d'un milieu de vie adapté, explique Guillaume Brien. Mille ménages sont présentement en attente d'un logement social, à Sherbrooke ».

Il souligne par ailleurs que la Ville de Sherbrooke s'est engagée à verser 1,8 million de dollars par année pour la construction de logements abordables.

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