Le Service des communications de la Ville de Sherbrooke a-t-il fait preuve de censure? C'est du moins ce que prétend le nouveau parti municipal Sherbrooke Citoyen, qui accuse les communications d'avoir supprimé plusieurs passages de la dernière séance du conseil, lors de son montage vidéo.

Ces passages concernaient les interventions portant sur les dons illégaux reçus par le parti du maire, le Renouveau Sherbrooke, lors des élections municipales de 2009. Le maire Bernard Sévigny a dû se défendre à de multiples reprises.

Certains élus ont notamment demandé s'il fallait faire des liens entre ces dons de 1000 dollars et l'octroi de contrat à des firmes d'ingénieurs sherbrookoises. Sherbrooke Citoyen et des citoyens ont aussi interpelé le maire sur la question.

« Je voudrais réagir à ce que monsieur le maire a dit. Il a dit : " On s'est fait passer quatre chèques ". C'est bien de valeur, mais moi, je suis sceptique cette version-là », peut-on entendre sur la version intégrale audio de cette séance, disponible sur le site de la Ville.

Or, tous ses passages ont disparu lors du montage vidéo d'une heure de cette séance, qui est diffusée à MAtv.

La situation est préoccupante, souligne la conseillère municipale Hélène Dauphinais.

« Pour les gens qui pensent que la campagne électorale commence juste l'année électorale, écoutez, c'est depuis le début du mandat qu'on sent que parfois, les caméras sont invitées à certains évènements et pas à d'autres, et qui choisit? C'est l'exécutif », déplore-t-elle.

Le service des communications se défend de faire de la partisanerie

Dans la politique établie par le comité exécutif en 2010, il est indiqué que le contenu de cette vidéo doit être neutre, informatif, d'intérêt collectif et toucher le plus de citoyens.

La question de ce financement douteux, aux dires de la Ville, ne rentrait pas dans ces catégories.

« Cela arrive que si deux ou trois citoyens, qui viennent et posent une question d'intérêt public et qui est une question à laquelle on peut donner une réponse, ou même si l'on n'a pas de réponses, on en garde » explique la directrice du service des communications de la Ville de Sherbrooke, Marie-Hélène Wolfe. « Mais il faut que ce soit de nature informelle, et non des commentaires, ou des insinuations. On ne fait pas place à de la partisanerie ou des commentaires insidieux qui pourraient parfois se glisser. »

Pourtant, le maire Bernard Sévigny avait lui-même convoqué une conférence de presse, le matin même du conseil municipal, pour faire le point sur le sujet.

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