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Centres de la petite enfance : l'essoufflement se fait sentir

Les travailleuses en petite enfance ne décolèrent pas et se disent outrées de voir de quelle façon le gouvernement Couillard finance le réseau.

Depuis l'annonce des compressions de 120 millions de dollars de Québec, plus de 90 % des CPE ont été touchés en Montérégie, selon le Syndicat des travailleuses et travailleurs en petite enfance de la Montérégie.

Les coupes font notamment en sorte qu'à plusieurs endroits les éducatrices sont moins nombreuses et que les heures des personnes responsables de l'alimentation ont été diminuées.

« Il y a beaucoup d'essoufflement parce que les employés doivent faire beaucoup avec peu. Il y a vraiment une grogne des éducatrices quant à la qualité qu'elles ne peuvent plus donner de la même façon. Elles ont moins de temps à donner à chacun des enfants », souligne la présidente du syndicat, France Laniel.

France Laniel dénonce également la façon dont les centres de la petite enfance et les garderies subventionnées pourront dépenser les 60 millions de dollars en allocation de transition versés par Québec. 

Dans les consignes mises en ligne pour l'utilisation de cet argent, on évoque notamment l'idée d'utiliser cette allocation pour le congédiement d'employés et le paiement de frais d'avocats en cas de litige.

« On coupe dans les services, mais on finance les employeurs afin de faire taire toute forme de contestation. Où est la logique? », s'interroge madame Laniel.

Au cours des prochaines semaines, le syndicat organisera des soirées casseroles pour dénoncer les compressions du gouvernement.

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