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Cerfs de Virginie : les jeunes mâles davantage protégés en Estrie

À l'aube de l'ouverture de la chasse aux cerfs de Virginie, Québec a annoncé vendredi que l'Estrie sera le territoire d'un projet pilote qui vise à protéger davantage les jeunes mâles dès samedi.

Pour les cinq prochaines années, les chasseurs devront se procurer, au coût de 10 $, un permis respectant les nouvelles modalités de chasse liées à la taille légale des bois (RTLB) pour abattre des mâles. À compter de samedi, seuls ceux qui ont trois pointes de 2,5 centimètres d'un côté ou de l'autre de leur panache pourront être tués.

Le projet expérimental se déroulera dans les zones 6 nord, qui s'étend jusqu'à Drummondville, et 6 sud, qui se termine à Stanstead. La zone 4, qui commence à la hauteur d'East Angus à l'est, et les deux zones 5, qui couvrent l'ouest du lac Memphrémagog jusqu'à Farnham, ne sont pas touchées par cette nouvelle réglementation.

Le ministère souhaite enlever de la pression sur les jeunes mâles en Estrie pour la transposer sur les spécimens plus âgés et sur les cerfs sans bois, comme les femelles ou les faons. À cet égard, on fera tirer au hasard 13 500 permis pour le gibier sans panache cet automne, soit près du double de l'an dernier, établi à 6800 pour les deux zones 6 combinées.

« Il y avait une population de cerfs de Virginie plutôt équilibrée en Estrie avec une proportion de mâles et de femelles équilibrée, explique le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, qui dit s'inspirer de mesures semblables aux États-Unis. Sur cinq ans, on va avoir toutes sortes d'hiver avec des volumes de neige différents et on voulait s'assurer d'avoir toutes les situations hivernales avant de statuer. Si jamais les conclusions sont intéressantes, on pourra les répéter pour l'ensemble du Québec. »

Le ministre de la Faune a profité de la présentation du projet expérimental pour faire le bilan des activités de protection de la faune et la facture a une fois de plus été salée. Plus de 2,4 millions de dollars ont été perçus en amendes de toutes sortes pour la saison 2016-2017 au Québec et environ 800 000 $ sont en attente pour des opérations d'envergure conduites au cours de la dernière année.

« Un point qui est en commun dans plusieurs de ces opérations, c'est le commerce illégal et on va oeuvrer beaucoup sur ce volet-là du braconnage, parce que c'est lui qui va amener des prélèvements abusifs des chasseurs pêcheurs qui font affecter la ressource faunique », résume le directeur général adjoint à la protection de la faune du Québec, Gérald Desharnais.

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