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Ces enseignants qui ont de bonnes idées : Bianca Cliche, celle qui fait aimer les mathématiques à ses élèves

Quand Bianca Cliche a commencé à enseigner les mathématiques à des élèves en difficultés à la Polyvalente Montignac de Lac-Mégantic, 44 % de ceux-ci avaient passé leur cours. L'année d'ensuite, le taux de réussite grimpait à 79 %! Le secret de cette enseignante? L'approche CIS pour concret, imagé, symbolique.

Un texte de Geneviève Proulx

Avec le CIS, la compréhension d’une opération mathématique passe par la manipulation d’objets et la visualisation d’une image avant d'arriver à la version symbolique. « Par exemple, quand on travaille le plan cartésien, je tasse tous les bureaux et les chaises et je tapisse le sol avec du ruban et la classe devient un immense plan cartésien. Les élèves reçoivent une coordonnées et doivent s'y rendre en marchant comme en faisant des pas de graduation. Quand ils le font, ils marchent et ils comptent. L'activité dure 30 minutes et après, je vois beaucoup moins d'erreurs dans les exercices de plan cartésien, », explique-t-elle.

« Le rapport affectif aux mathématiques pour mes élèves qui arrivent de sixième année, ce n'est pas gagné. Ils ont souvent de mauvais souvenirs. Ça prend plus de sens logique pour comprendre les mathématiques et souvent, ils ont des embûches comme la dysphasie et la dyslexie qui font en sorte que cette matière est plus difficiles », explique Mme Cliche.

Pour faire aimer les maths à ces adolescents, Bianca Cliche rivalise d'ingéniosité. Par exemple, la confection d'une recette de petits gâteaux devient le prétexte pour mieux comprendre l'utilité des fractions dans la vie courante.

Chaque année, le père de Bianca Cliche, un entrepreneur en construction, se rend dans sa classe avec un échantillon reproduisant le mur d'une maison. Avec les élèves, ils mesurent tous les éléments : recouvrement, latte, isolant. Les façons de faire variaient d'un élève à l'autre, mais pour l'enseignante « l'important, ce n'est pas le chemin, mais la démonstration ».

La direction de l'école a embarqué à pieds joints dans le projet de Bianca Cliche. « Je suis chanceuse. On m'a permis d'acheter beaucoup de matériel comme des barres de fraction. Ça fonctionne! L'an dernier, sur mes 24 élèves, dont dix qui arrivaient du primaire en situation d'échec, un seul a terminé l'année en situation d'échec. »

La discussion est au coeur de l'enseignement de Bianca Cliche. « Une des approches payantes en mathématiques, c'est de faire verbaliser les élèves. On discute beaucoup ensemble. J'ai aussi adapté des jeux pour eux. Un jeu de bingo invite à repérer les fractions équivalentes par exemple. »

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