Retour

Ces quatre Sherbrookois sont jeunes, talentueux, et surtout, mordus de vélo!

Les Championnats canadiens de cyclocross qui se dérouleront ce week-end à Sherbrooke mettront fin officiellement à la saison de vélo du Club cycliste de la ville. Mais pour quatre jeunes cyclistes de la région, il y a déjà de quoi être fiers du parcours accompli! 

Un texte d'Émilie Richard

Magdeleine Vallières-Mill, Jasmine Aspirot, Kevin Labelle et Gregory-Santiago Zapata Cordoba ont obtenu des résultats exceptionnels. 

Ils sont d'ailleurs tous en nomination pour le trophée Harold Munkittrick/Guy Thibault, qui récompense un membre du club dont les performances, son assiduité, sa ténacité et et son attitude à l'entraînement se distinguent. Le prix sera remis à la fin du mois de novembre.

La relève en cyclisme semble assurée.

Saison mémorable

Tout au long de la saison, qui débute dès que la neige disparaît, ces mordus de vélo chevauchent à tour de rôle vélo de route, vélo de montagne et vélo de cyclocross. Ils passent des heures à l'entraînement par amour du sport et dans l'espoir d'améliorer leurs performances.

« Ça été une grosse saison, on a déjà eu de bons coureurs dans les années antérieures, mais ces jeunes-là, ils ont vraiment un bon potentiel », raconte l'entraîneur-chef du Club cycliste de Sherbrooke, Julien Rioux. 

Magdeleine Vallières, 15 ans

« J'aime les attaques, c'est l'fun! J'aime la vitesse. » Initiée par son père, Magdeleine fait du vélo de route depuis environ quatre ans. C'est lui qui l'a inscrite au Club cycliste de Sherbrooke et il a vu juste. Magdeleine aime ça, et en plus, elle gagne.

« Je n'ai pas vraiment compté le nombre de médailles cette saison. Je suis contente de m'être améliorée par rapport aux autres années. Je me suis plus entraînée », raconte-t-elle humblement lorsqu'on lui demande combien de courses elle a gagnées.

L'entraîneur, lui, le sait. La jeune sportive a remporté sept médailles : quatre en vélo de route, trois en vélo de montagne.

En plus de ces deux disciplines, la jeune sportive termine sa saison à l'automne avec le cyclocross. « J'ai une préférence pour le vélo de route, mais j'aime les autres. Ils se complètent bien. Ça fait une belle saison au final », explique l'étudiante en sport-études au Triolet qui fait du vélo tous les jours.

Même l'hiver, il lui arrive d'embarquer sur son vélo à neige.

Jasmine Aspirot, 13 ans

C'est grâce à Magdeleine, sa demi-soeur, que Jasmine a commencé à s'intéresser au cyclisme, il y a deux ans. « Magdeleine faisait déjà du vélo de route depuis un an. On faisait des voyages de vélo en famille aussi. J'ai commencé par le vélo de montagne, puis le vélo de route. Le sport-études m'a permis de développer d'autres intérêts », explique Jasmine, qui a atteint quatre fois le podium cette saison.

À long terme, Jasmine souhaite se surpasser. « Les jeunes pensent que faire du vélo c'est facile, mais quand tu en fais, que tu fais une course, tu te rends compte que c'est vraiment difficile. Ça demande beaucoup d'efforts mentalement et physiquement. » 

Elle pourra toujours compter sur les encouragements de sa famille, avec qui elle fait des voyages de vélo et avec qui elle regarde le Tour de France. « On a du fun à regarder ça ensemble! »

Kevin Labelle, 15 ans

C'est aussi le père de Kevin Labelle qui l'a initié à ce sport, peu pratiqué par les jeunes. « J'aime le pilotage dans les virages, la vitesse aussi », explique celui qui vient de s'inscrire au programme sport-études, convaincu par Magdeleine. Ça fait maintenant cinq ans qu'il s'entraîne au moins une dizaine d'heures par semaine.

Malgré les bons résultats et les victoires, il considère qu'il a connu une année « correcte ». « J'ai amélioré mon contre-la-montre, je me suis beaucoup entraîné », dit-il. Et s'entraîner dans les côtes de Sherbrooke, c'est comment? « C'est correct, c'est ça qu'il faut! »

Gregory-Santiago Zapata Cordoba, 14 ans

Passionné de vélo depuis qu'il a dix ans, Gregory a été malheureusement un peu ralenti cette saison par une commotion cérébrale. Malgré cela, il réussit encore à épater la galerie avec ses performances. « Je suis bon en sprint. C'est ça que tout le monde dit, mais ce n'est pas ce que j'aime le plus », raconte-t-il.

Avoir mal aux jambes, la vitesse... rien ne semble lui faire peur. « J'aime ressentir la douleur de l'effort pendant la course », explique celui qui, par son attitude et ses répliques, fait rire le groupe facilement.

Un arrêt au Mont-Bellevue lors d'une belle journée suffit pour constater l'engouement des jeunes pour le vélo de montagne. Mais qu'en est-il du vélo de route? « Au Club cycliste, parmi les jeunes qui sont assidus, ils sont environ une vingtaine à en faire. C'est une belle discipline, qui amène de la rigueur et qui développe différentes capacités. C'est plaisant de voir les jeunes ensemble. Si on peut continuer à développer le plus jeunes possibles, tant mieux », conclut l'entraîneur-chef, Julien Rioux.

Eh bien déjà, il y en a quatre qui sont convaincus de faire le plus beau sport du monde. 

Plus d'articles

Vidéo du jour


Qu'est-ce qui se passe quand tu fais une détox de cellulaire?