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Chiens dangereux : la FQM veut du « cas par cas »

Le projet de loi 128 sur les chiens dangereux ne fait toujours pas l'unanimité. À l'aube des audiences publiques qui débutent jeudi à Québec, la Fédération des municipalités du Québec en a particulièrement contre le fait de viser une race en particulier.

Selon le président de la FQM et maire de Sainte-Catherine de Hatley, Jacques Demers, les municipalités n’ont ni l’expertise ni les moyens d’appliquer une telle loi.

« On n’est pas contre une race, et surtout, on ne pense pas être capable de bien identifier cette race-là. On va se retrouver souvent en cour avec des poursuites », craint-il.

Selon lui, la loi doit plutôt tenir compte de la dangerosité du chien. « Il faut faire du cas par cas », soutient-il.

À déclaration obligatoire

Déposé en avril 2017, le projet de loi 128 obligerait entre autres les vétérinaires et les médecins à déclarer aux municipalités toutes blessures causées par des chiens. Dès la loi adoptée, Québec compte également interdire par décret les chiens de type pitbull. Une clause « grand-père » permettrait toutefois aux propriétaires « respectueux des lois » de garder leur animal.

« Une nouvelle responsabilité semble encore vouloir revenir au monde municipal. Il y a des coûts importants reliés à ça qui n’ont pas encore été chiffrés. C’est ce qu’on veut comprendre », poursuit M. Demers.

En tout, la FQM va déposer neuf recommandations. Les maires veulent également un seul registre pour l’ensemble du Québec pour répertorier les chiens dangereux.

« Il y a 164 000 cas de morsures au Québec, dont 50 % se rendent chez le médecin. C’est ça qu’on veut diminuer. On ne pense pas que ce soit en éliminant complètement une race qu’on va y arriver », plaide-t-il.

Une vingtaine de groupes ou d’organismes déposeront leurs recommandations durant les audiences publiques mardi. Elles doivent se poursuivre jusqu'à jeudi.

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