Une résidente du centre d'hébergement de soins de longue durée (CHSLD) Argyll à Sherbrooke aurait été victime d'actes de violence à répétition de la part d'une autre résidente, et ce, pendant plus de six mois. Cette dernière a été relogée récemment, mais malgré tout, la fille de la victime tient à dénoncer cette réalité. Chantal Provencher déplore que les choses n'aient pas bougé plus rapidement.

Le cauchemar de Chantal Provencher, ou plutôt celui de sa mère, a commencé en mai dernier.

Mme Provencher a choisi de placer sa mère au pavillon Argyll parce qu'elle n'était plus capable d'en prendre soin. Sa mère est atteinte d'alzheimer, et la garder à la maison était devenu trop difficile. Mais voilà qu'à son arrivée au CHSLD, une autre résidente aurait commencé à s'en prendre à elle physiquement.

« Le 22 juillet dans le jour, se fait frapper sur le bras. Le 4 août, reçoit un objet qui a été lancé », relate Chantal Provencher, qui tient une liste des événements dont sa mère a été victime.

Chaque fois, les infirmières appelaient Chantal Provencher pour la mettre au courant, et Mme Provencher les en remercie. « Je n'en veux pas à la dame, elle est malade aussi, elle est alzheimer comme ma mère, c'est juste que j'aurais voulu qu'il y ait eu des interventions bien avant ça. »

Même si la situation de sa mère semble s'être arrangée dans les derniers jours, Chantal Provencher tient à faire passer son message et déplore le manque de personnel.

Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS ne commente pas de cas précis

Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS ne commente pas précisément le cas, mais souligne que de plus en plus de patients atteints de problèmes cognitifs ou de démence vivent en CHSLD. Il ajoute que l'intervention varie selon la gravité de chaque cas et des personnes impliquées.

Selon la Dre Suzanne Gosselin, directrice des services professionnels du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, 85 % des résidents qui vivent en CHSLD ont une forme de démence.

« On a des unités qu'on appelle régulières dans lesquelles les gens ont des atteintes cognitives et parfois certains troubles du comportement. On a aussi des unités plus spécialisées quand on n'arrive pas à contrôler les comportements. Alors, évidemment, la première chose qu'on fait, ce n'est pas de déménager les gens », explique Mme Gosselin.

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