Retour

Cimetière musulman : la communauté toujours confiante en Estrie

Malgré le rejet du projet de cimetière musulman à Saint-Apollinaire, l'Institut des mondes arabe et musulman de l'Estrie croit toujours être en mesure d'obtenir un traitement plus favorable près de Sherbrooke.

« J’ai la ferme conviction qu’on va réussir notre projet de cimetière islamique à Sherbrooke », mentionne le président de l’Institut, Abdelilah Hamdache.

La communauté musulmane souhaite depuis plus de 10 ans avoir un lieu pour inhumer ses défunts en Estrie et la recherche se poursuit à Sherbrooke et en périphérie. Le projet le plus avancé jusqu’à maintenant est celui de l’Association culturelle islamique de l’Estrie, dont le président, Mohamed Golli, dit que des annonces pourraient se faire prochainement.

Tout n’est pas joué pour autant. À l’issue d’un vote serré dimanche à Saint-Apollinaire où seuls les 49 électeurs domiciliés dans la zone concernée par le projet de cimetière musulman avaient droit de vote, celui-ci a été battu par trois voix. Dix-neuf personnes se sont prononcées contre le projet, 16 étaient en faveur et un bulletin de vote a été rejeté, ce qui a soulevé l’ire du responsable du dossier à la mosquée de Québec, Mohamed Kesri, qui déplore qu’un projet impliquant des milliers de personnes puisse dépendre d’aussi peu de gens.

« C’est la désolation quand même, fait remarquer M. Hamdache. C’est triste de voir autant d’efforts s’envoler comme ça rapidement. Il ne faut pas abandonner, il faut continuer. Si les 19 personnes qui ont voté contre cette fois-ci dans cette place-là, possiblement que d’autres vont dire oui. Il faut travailler la sensibilisation aussi, c’est un point très important et il faut continuer à travailler fort. »

« Il y a beaucoup de travail à faire de notre côté à sensibiliser, éduquer, informer et renseigner les gens sur toute cette dynamique et ce que ça implique un cimetière », relate M. Golli.

L'appui d'élus municipaux

Au lendemain des attentats de Québec, le maire Bernard Sévigny s'était dit prêt à accompagner la communauté musulmane dans la recherche d'un site. 

De son côté, la conseillère municipale Annie Godbout s'est dite en faveur d'un projet du genre. « Ça implique le travail de toute une communauté. Les Sherbrookois côtoient déjà beaucoup les musulmans, connaissent déjà beaucoup des gens de ces communautés-là, ce qui est peut-être différent de Saint-Apollinaire, j'aurais tendance à croire. Je pense qu'on a déjà un grand pas de fait parce que c'est le frottement entre les différentes communautés qui favorise l'acceptabilité sociale »

Plus d'articles

Commentaires