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Cinq fois plus de demandes d'aide au CALACS du Centre-du-Québec et de la Mauricie

Les dénonciations publiques successives d'agressions sexuelles dans la foulée du mouvement #MoiAussi ont un impact important sur les Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) qui ont vu les demandes bondir au cours des derniers jours. Le Centre-du-Québec et la Mauricie sont loin de faire exception.

Selon le regroupement des CALACS, les ressources sur le terrain sont épuisées.

Normalement, le Centre reçoit en moyenne de deux à quatre demandes d'aide hebdomadaire. Depuis l'apparition du mot-clic #MoiAussi, le réseau local a obtenu cinq fois plus de requêtes.

« Ça nous vient de partout: des réseaux de prévention du suicide, des médecins, du département de psychiatrie », énumère la directrice générale du CALACS des MRC Arthabaska, de l'Érable et de Bécancou, Lise Setlakwe.

Pour répondre à la demande, une rencontre téléphonique ou en personne est organisée de manière systématique avec chaque individu afin de réaliser une évaluation et établir l'urgence d'enclancher un plan d'action pour soutenir cette personne.

Dans la région, une intervenante auprès des victimes a même démissionné pour des raisons d'épuisement.

« C'est clair que pour une intervenante, recevoir des histoires d'horreur et d'avoir à concilier avec tout ça, et c'est très intense présentement, c'est épuisant », affirme la directrice générale du CALACS des MRC Arthabaska, de l'Érable et de Bécancour.

Lise Setlakwe estime que son organisme obtient une part trop faible de financement comparativement à d'autres régions.

L’argent se fait attendre

Il y deux semaines, le gouvernement a annoncé l'octroi immédiat d'un million de dollars aux organismes d'aide aux victimes d'agression sexuelle.

Cette annonce « ponctuelle » engendre toutefois son lot de questions.

« Même quand on fait des demandes aux députés, on ne sait pas comment, ni quand l'argent va arriver. Rien n'est mis en branle. Faire des annonces, c'est la partie facile. Il faut que l'argent descende et rapidement. Le besoin est ressenti en ce moment », martèle Lise Setlakwe.

Par ailleurs, la directrice générale du Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC) de l'Estrie, Karine Gagnon, a rappelé, mardi, que d'autres ressources existaient pour les personnes victimes d'agressions sexuelles.

Les CAVAC offrent ses services dans chacune des régions du Québec.

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