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Cohabitation piétons-automobilistes difficile à Sherbrooke, dénonce une citoyenne

Malgré des initiatives mises en place par la Ville de Sherbrooke pour encourager une saine cohabitation entre piétons et automobilistes, une citoyenne affirme qu'il est dangereux de circuler à pied dans la municipalité.

Suzanne Tardif, pour qui la marche représente le principal moyen de transport, souhaite que la durée des traverses piétonnes soit plus longue pour améliorer la sécurité.

« On vient qu'on a peur, il faut avoir des yeux tout le tour de la tête pour traverser les rues à Sherbrooke, c'est incroyable et c'est dangereux! » déplore Mme Tardif.

« Je dis aux gens : ''Voyons, vous ne connaissez pas votre code de la route? Ça n'a aucun sens, c'est moi qui a encore la priorité! Qu'est-ce qui presse tant que ça? Vous n'avez pas à me passer sur le corps". »

Sherbrooke compte 155 intersections avec passages pour piétons. De ce nombre, 119 sont complètement protégées, c'est-à-dire qu'il n'y a aucun mouvement de voiture lorsque les feux de piétons sont en marche. Pour les autres, le signal apparaît moins de 10 secondes pour laisser le temps aux piétons de s'engager. Par la suite, les automobilistes peuvent circuler, mais les piétons ont priorité.

« J'ai failli me faire tuer l'autre fois, a d'ailleurs affirmé une passante à l'angle des rues King Ouest et Belvédère Sud. Je passais sur mon passage piéton, un automobiliste n'a pas fait sa lumière rouge et il m'a frôlé à 50 kilomètres à l'heure. »

À la Ville de Sherbrooke, on dit chercher « l'équilibre » pour favoriser la circulation fluide tant des piétons que des automobilistes.

Tous les automobilistes ne sont pas fautifs, nuance cependant le Service de police de Sherbrooke (SPS), qui dit avoir constaté une importante amélioration depuis la mise en place de la campagne Bon pied bon oeil.

« Avant la campagne Bon pied bon oeil, des gens qui attendaient des feux de piétons, on en voyait extrêmement rarement. Des automobilistes qui cèdent des passages sur des passages piétonniers, qui n'ont pas de signalisation, on voyait ça rarement aussi. On a amorcé un changement de mentalité, mais c'est toujours long », résume le relationniste du SPS, Samuel Ducharme.

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