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Colis suspect à l'Université de Sherbrooke : la valise contenait de la farine

Le colis suspect trouvé dans un local du pavillon A4 de la Faculté des lettres et sciences humaines du campus principal de l'Université de Sherbrooke contenait de la farine. La valise, utilisée au cours d'une simulation, durant un cours, avait été simplement oubliée.

Un texte de Marie-Claude Lyonnais

C'est un étudiant, ayant participé à la simulation, qui a contacté le Service de police de la Ville de Sherbrooke lorsqu'il s'est aperçu de la situation sur le campus. Le SPS, qui confirme que le colis contenait de la farine, mentionne qu'elle fera tout de même une enquête. Quant à l'Université, elle affirme qu'elle va évaluer les faits pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise.

Une évacuation et des personnes confinées

La SPS a reçu un appel vers 13 h 30, en raison de la présence de ce colis.

Une vingtaine de personnes, dont des étudiants, des policiers et des membres du personnel, ont été confinées à l'intérieur du pavillon, a confirmé Martin Carrier, porte-parole du Service de police de Sherbrooke. Ces personnes avaient été en contact avec la poudre, et ont dû rester à l'intérieur, le temps que la substance soit identifiée.

« C'est par mesure préventive. Personne n'a été incommodé, personne n'a été blessé », avait souligné Martin Carrier du Service de police de la Ville de Sherbrooke.

Des spécialistes de la Sûreté du Québec ont été appelés en renfort pour permettre d'identifier la nature de cette poudre.

Par mesure préventive, les personnes se trouvant dans les pavillons A3, A4, A5 et A6 ont été évacuées.

Les étudiants croyaient à une mauvaise blague

Elizabeth Rochefort, étudiante de la Faculté des lettres et des sciences humaines, est l'une des personnes évacuées. L'étudiante se trouvait alors dans le pavillon A6. Elle était en pause lorsqu'elle a appris la nouvelle dans les médias sociaux. Des étudiants avaient publié des commentaires mentionnant une alerte à la bombe sur le campus.

« Ça nous a un peu alarmés, mais peu de gens semblaient alarmés, on pensait peut-être à une mauvaise blague. [...] Le professeur nous a dit ne pas s'en faire avec ça, que c'était sûr que ce n'était pas vrai et que si c'était vrai, les policiers allaient venir nous avertir. »

Des camarades de classe, ayant appris que des policiers se trouvaient dans le sous-sol du pavillon, sont allés les interroger. Ils sont revenus du sous-sol en confirmant qu'une évacuation était en cours.

Le professeur, selon Elizabeth Rochefort, n'a pas voulu que les étudiants quittent sa classe, tant que les policiers ne seraient pas venus leur demander d'évacuer les lieux.

Une fois à l'extérieur, les étudiants ont remarqué qu'il y avait beaucoup d'activité, mais qu'il était impossible d'obtenir plus d'information.

« Personne ne voulait nous dire qu'est-ce qui se passait. Tout ce qu'on disait, c'est qu'il y a un colis suspect », souligne Elizabeth Rochefort.

Cours suspendus

En raison de cette opération policière, les activités scolaires et administratives des pavillons A3, A4, A5 et A5 ont été suspendues pour le reste de la journée.

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