Un réalisateur d'Orford, Mathieu Drouin, signe un tout nouveau projet de websérie appelé Sainte-Hernette et qui met en vedette Pierrette Robitaille. 

« C'est un couple d'amis qui me disait, à la blague, qu'ils allaient consulter leur sainte. C'est un jeu de mots qu'on se racontait entre amis. J'ai flairé la bonne histoire. L'idée est restée et j'ai commencé à travailler là-dessus il y a deux ou trois ans », raconte-t-il. 

Mathieu Drouin avoue que Pierrette Robitaille s'est laissée désirer avant d'embarquer dans le projet. « Il faut savoir qu'elle travaille beaucoup. Quand j'avais écrit à son agence, il y a deux ans, on m'a répondu un courriel de deux lignes où on me disait qu'elle était intéressée, mais qu'elle n'avait pas le temps. Je me disais que c'était peut-être une façon polie de me dire non. J'ai quand même déposé le projet et cette année, je lui ai réécrit. Elle a demandé à me rencontrer pour savoir où je m'en allais. Elle m'a bien cuisiné pendant une heure de temps où elle me posait des questions sur le personnage, pourquoi, d'où il venait. Elle m'a poussé à pousser mon personnage pour lui livrer quelque chose qui la séduite. »

Le réalisateur a grandement apprécié l'expérience de collaboration avec la populaire comédienne. « C'est étonnant comment ça n'a pas été compliqué de travailler avec elle. Il y a eu la rencontre, puis quelques coups de téléphone et elle est arrivée au tournage et on a créé notre personnage. »

Problèmes de financement

Malgré le grand succès de l'épisode pilote, qui a été vu plus de 200 000 fois sur Facebook, les demandes de subvention de Mathieu Drouin ont toutes été refusées. « La compétition est super forte. Malheureusement, en cinéma, on est habitué d'avoir des refus. Il n'y a que 5 % des projets qui sont acceptés pour des webséries. Il n'y a pas énormément d'argent non plus. Les diffuseurs cherchent à rajeunir leur public. On sait que les moins de 35 ans délaissent beaucoup la télévision et l'internet devient un peu le nouveau canal. D'ailleurs, on pense que ça nous a un peu nui parce que, malheureusement pour nous, notre série atteint un large public : ça va de 7 à 77 ans. On peut le savoir avec Facebook. C'est de tous les âges. »

Le socio-financement pourrait être une option envisagée, mais il doit y avoir d'autres sources de financement. « Ça ne peut pas être la seule source. On ne pourra jamais avoir assez. On cherche à avoir un diffuseur plus gros comme Radio-Canada avec Tou.tv ou Illico qui a aussi sa plate-forme web. Ça pourrait être Téléfilm aussi. » 

Le tournage des autres épisodes est directement lié au financement. De nouvelles demandes de subvention seront soumises à l'automne. 

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