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Consommation d'eau potable : Sherbrooke parmi les meilleures villes au Québec

La sensibilisation en matière de consommation d'eau potable porte fruit à Sherbrooke, qui se classe parmi les meilleures villes de la province pour la quantité moyenne d'eau potable utilisée quotidiennement par habitant.

Un texte de Charles Beaudoin

Pour la première fois, la consommation d'eau potable par personne, par jour, est passée sous le seuil des 400 litres en 2016, s'arrêtant à 395 litres. Seulement trois villes au Québec ont une consommation inférieure à celle de Sherbrooke.

« C'est grâce à la participation des citoyens, aux actions municipales au niveau de la recherche et de la correction des fuites d'aqueduc, au bouclage des réseaux d'aqueduc et aux économies qu'on fait lorsqu'on répare en prévention et non en curatif le réseau », résume Michel Cyr, chef de la division des eaux et de la construction à la Ville de Sherbrooke.

La Ville estime réaliser une économie de 1 millions de dollars par année par rapport aux objectifs gouvernementaux, ce qui a incité le maire Bernard Sévigny a saluer le choix fait par la nouvelle ville fusionnée en 2002, lorsque l'option d'installer des compteurs d'eau était à l'étude.

« Le choix qu'on a fait à l'époque, c'est de miser sur la sensibilisation de la population et les équipements pour pouvoir identifier les fuites et les réparer, alors je crois qu'on a visé juste », a-t-il noté.

Au banc des accusés se trouvent tout de même les fuites du réseau, qui représentaient 6,6 % de la production totale d'eau potable l'an dernier. Là encore, Sherbrooke se compare néanmoins avantageusement avec les autres grandes villes, où près de la moitié de l'eau produite peut parfois s'écouler avant même d'atteindre un quelconque robinet. Le réseau d'aqueduc de Sherbrooke comporte plus de 800 kilomètres de tuyaux et « seulement une centaine » de fuites sont répertoriées chaque année, nuance Michel Cyr.

« On est la meilleure en terme de fuites, mentionne fièrement M. Cyr. Dans chaque centimètre, il peut y avoir un bris ou une fuite. On a des millions de possibilités de fuites sur la totalité du réseau, mais on en a seulement une centaine par année à Sherbrooke, ce qui est très faible. »

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