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Contacts sexuels sur une mineure : une ex-enseignante de Sherbrooke comparaîtra aujourd'hui

Une ex-enseignante de 24 ans de Sherbrooke a été arrêtée jeudi matin. Elle comparaîtra vendredi matin au palais de justice de Sherbrooke pour répondre à une accusation de contacts sexuels sur une adolescente. D'autres accusations pourraient être déposées. 

Un texte de Geneviève Proulx

La suspecte occupait un poste contractuel au Collège du Sacré-Coeur, elle y détenait un contrat de travail en vigueur  du 23 février 2015 au 30 juin dernier. Elle y a également travaillé au cours des dernières semaines, en octobre. C'est d'ailleurs la direction de l'école secondaire qui a alerté les autorités. Selon un communiqué publié par le Collège, ce serait un membre du personnel qui a avisé la direction des faits allégués. Dès lors, le protocole établi en matière d'inconduite d'un membre de son personnel d'âge adulte à l'endroit d'une étudiante mineure du Collège a été mis en oeuvre. 

« Après avoir vérifié les faits portés à notre attention, nous avons jugé ces allégations assez sérieuses pour faire un signalement à la DPJ. [...] Nous ne pouvons tolérer aucune relation autre que celle liée à la profession, entre tous les adultes bénévoles ou à l'emploi du Collège Sacré-Coeur et ses étudiantes. [...] Notre politique administrative est claire : c'est tolérance zéro! » indique le directeur de l'école, Daniel Léveillé. 

Le personnel de l'école ainsi que les élèves et leurs parents ont été avisés plus tôt en avant-midi. Toute l'affaire a semé l'émoi au sein de l'établissement, les services d'une psychoéducatrice additionnelle ont été retenus pour répondre aux préoccupations des élèves qui en ressentiront le besoin et des parents.

Le Service de police de la Ville de Sherbrooke, en collaboration avec la Direction de la protection de la jeunesse, enquête depuis quelques jours sur le dossier. « L'enquête est toujours active, toujours en cours, on rencontre à la fois la victime et la suspecte, on tente de démêler ça, on rencontre les témoins également, il y aurait beaucoup de gens impliqués dans cette histoire », a rappelé Martin Carrier du Service de police de Sherbrooke.

Rapport d'autorité

Dans ce dossier, le Centre d'aide et de luttre contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de l'Estrie s'est dit préoccupé surtout par la position d'autorité qu'occupait l'ancienne enseignante. « On ne sait pas quel âge avait l'adolescente, on s'imagine qu'elle avait en bas de 16 ans [...] Il y avait une position d'autorité donc le consentement ne pouvait pas être libre et éclairé », a affirmé l'intervenante Stéphanie Tremblay.

Les policiers invitent toute personne qui aurait des informations supplémentaires relativement à cette affaire de contacter les autorités.

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