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Cours en ligne pour le Séminaire de Sherbrooke, prise 2

Après un premier essai concluant en 2016, le Séminaire de Sherbrooke a tenu jeudi sa deuxième journée de cours en ligne. De l'école, les enseignants ont supervisé les tâches transmises aux élèves qui, eux, étaient bien installés à la maison, à la bibliothèque ou encore dans un café.

L'exercice auquel se prêtent les enseignants et les élèves a pour principal objectif d'amener les jeunes à collaborer, mais aussi de permettre aux professionnels d'avoir du temps.

« On dispense nos élèves de l'enseignement, mais ils ont appris même s'ils n'étaient pas à l'école. Pendant ce temps, les enseignants ont eu du temps de formation et ça, c'est précieux dans une école », exprime la directrice des services pédagogiques au Séminaire de Sherbrooke, Isabelle Chaîné.

Les élèves ne sont toutefois pas laissés à eux-mêmes. Dès 9 h, une prise des présences est effectuée pour s'assurer que tout le monde est connecté, puis les élèves reçoivent les tâches à faire sur la plateforme Google Class Room.

Les professeurs sont au bout de leur ordinateur pour superviser et répondre aux questions, mais bien souvent, les jeunes s'entraident entre eux. « Souvent, un élève posait une question, c'était un autre élève qui lui répondait et un autre lui envoyait une référence de tutoriel. On a vu ça plusieurs fois », témoigne Isabelle Chaîné.

Enseignant en robotique à l'école, Guillaume Laporte est convaincu que l'exercice est bénéfique pour les élèves. « Ils vivent beaucoup moins de stress, ils n'ont pas besoin de se dépêcher pour se préparer et pour aller prendre l'autobus. C'est aussi une chance d'être dans un autre environnement pour apprendre différemment. Ça donne un vent de fraîcheur. »

La créativité à l'honneur

L'an dernier, les élèves ont dû accomplir des tâches dites plus traditionnelles, comme des résolutions de problèmes, de la révision ou encore visionner des vidéos théoriques. Pour cette deuxième édition, les membres du comité innovation, dont fait partie Guillaume Laporte, ont plutôt choisi de les faire travailler autour de la thématique de notre rapport à la consommation pendant le temps des Fêtes.

Pendant la journée, les élèves ont dû remplir des feuilles de calculs avec graphiques, écrire des textes, remplir des formulaires et même téléphoner à un aîné de leur entourage. Les plus vieux devaient même produire une vidéo à la façon Tout le monde s'en fou, très populaire auprès des jeunes sur Youtube.

Étienne Ménard est étudiant en secondaire 5, c'est donc la deuxième fois qu'il participe à cette journée. « J'aime que l'on puisse travailler avec toutes les ressources auxquelles on a accès. La recherche était très libre. On n'a pas besoin non plus de se déplacer d'un étage à l'autre, on peut rester dans la même pièce et se concentrer plusieurs heures sur le même travail plutôt que de couper notre concentration. »

Cette fois-ci, il s'est rendu chez un ami pour sa journée de cours en ligne. Et non, ils n'ont pas été trop distraits par les éléments extérieurs. « On s'est dit qu'on serait assez rapide sur la tâche et qu'on attendrait le temps de remise pour remettre notre travail. On a finalement terminé avec une heure d'avance », relate-t-il, bien heureux d'avoir terminé l'école plus tôt qu'à l'habitude.

Une autre journée de cours en ligne est planifiée en juin.

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