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Culottes d'incontinence : la jeune stagiaire dans un CHSLD de Sherbrooke défend « la dignité du patient »

La Sherbrookoise Catherine Désilets-Dupuis défend toujours la même position. La jeune préposée aux bénéficiaires a contesté sur sa page Facebook une consigne du CIUSSS de l'Estrie - CHUS donnée durant un stage dans un CHSLD public de Sherbrooke.

Selon ses affirmations, il serait défendu de changer la culotte d'incontinence d'un patient « à moins qu'elle ne soit pleine ».

Ses propos ont amené le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, et le CIUSSS de l'Estrie - CHUS, à faire des mises au point. 

La directrice des services en milieu d'hébergement, Danika Manseau, a précisé qu'il était « hors de question » d'éviter de changer un patient pour des raisons financières. « Il faut simplement utiliser le bon produit en fonction du bénéficiaire. »

« On m'a réexpliqué que la culotte est super absorbante, réplique Catherine Désilets-Dupuis. Mais moi, je trouve que ce n'est pas une raison pour laisser un être humain dans son urine si elle est souillée à 25 % ou à 50 %. »

La jeune femme continue d'alimenter sa page Facebook. En entrevue, elle réitère sa volonté de contester la procédure, même si ses propos pourraient compromettre ses chances d'intégrer le réseau public.

La direction du CIUSSS de l'Estrie - CHUS a l'intention de son côté de revoir la formation relative aux produits d'incontinence pour s'assurer « que les stagiaires saisissent bien le sens des recommandations entourant leur utilisation ».

Le Conseil de la protection des malades renchérit 

Le président du Conseil de la protection des malades, Paul G. Brunet, a également réagi à la polémique. Il soutient que les CHSLD sont loin d'être les « milieux de vie de qualité » promis par le gouvernement. 

Selon lui, non seulement l'État ne respecte pas ses orientations ministérielles en lien avec le bien-être des personnes âgées hébergées en CHSLD, mais il contrevient également à la dignité humaine en obligeant les aînés à porter une culotte d'incontinence, même lorsqu'ils ne sont pas incontinents.

Ce serait d'ailleurs le cas de 70 % des résidents en centre d'hébergement, clame-t-il. 

Le Conseil de la protection des malades affirme recueillir de plus en plus de plaintes en lien avec le bien-être des aînés en CHSLD.

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