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Dave Poulin-Beaunoyer condamné à 10 ans d'emprisonnement

Coupable de l'homicide involontaire du fils de sa conjointe en septembre 2015, Dave Poulin-Beaunoyer a été comdamné vendredi à 10 ans de pénitencier au palais de justice de Sherbrooke.

La juge Claire Desgens a retenu la suggestion commune des avocats au dossier lors des représentations sur la peine. Il restera donc à Dave Poulin-Beaunoyer 8 ans et 3 mois d'emprisonnement à purger, puisqu'on lui soustrait les 11 mois passés en détention préventive et les 10 mois passés en thérapie.

En matinée, la mère, la grand-mère de la victime ainsi que l'accusé ont lu des lettres pour exprimer ce qu'ils ressentaient depuis la mort du bambin de 20 mois, le 26 septembre 2015.

« Ce que j'ai fait me dégoûte depuis ce jour, a notamment mentionné l'accusé à son ancienne conjointe. J'ai honte. Je ne sais pas si un jour je me pardonnerai à moi-même. Je n'ai aucun mot, ni aucune raison valable pour les gestes commis ce matin-là. »

La juge lui a rappelé qu'il avait commis « l'un des crimes les plus graves du code criminel », mais qu'elle a néamoins trouvé « crédible » les remords qu'il a exprimés.

« C'est une lourde peine de pénitencier, mais surtout, il commence à accepter ce qu'il a fait. [...] Je dirais que dans les deux dernières années, monsieur a fait beaucoup de travail sur lui-même qui a ouvert à l'acceptation du geste qu'il a commis, la reconnaissance de ce geste de façon publique par le plaidoyer de culpabilité et la reconnaissance de ce qu'il a fait subir à la famille », a déclaré l'avocat de l'accusé, Me Benoit Gagnon, après le verdict.

Rappel des événements

Rappelons que Dave Poulin-Beaunoyer était seul dans le salon avec l'enfant de sa conjointe pendant que celle-ci dormait. Le bébé s'amusait à sauter sur le divan lorsque l'accusé l'a chicané et l'a frappé à l'abdomen à plusieurs reprises. Le bambin a finalement succombé à ses blessures.

Le rapport du coroner a cependant démontré qu'il ne s'agissait pas des premières agressions que subissait le garçon et qu'il était un enfant maltraité, mais il était impossible de prouver que ces mauvais traitements étaient imputables à son beau-père, mentionne la procureure de la couronne Joanny Saint-Pierre.

« Pour qu'un juge au niveau de la sentence retienne un facteur aussi aggravant que celui d'une maltraitance antérieure pour sentencer un individu, la preuve doit être faite hors de tout doute raisonnable, et ce critère n'était pas rencontré », précise-t-elle.

En plus de sa peine d'emprisonnement, Dave Poulin-Beaunoyer ne pourra pas posséder d'armes à feu, ne pourra pas contacter la famille immédiate de la victime pendant sa détention et son ADN sera fiché dans une banque centrale gérée par la Gendarmerie royale du Canada.

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