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De bonnes perspectives d'emploi pour les immigrants à Drummondville

Immigrer constitue tout un défi. Il n'y a qu'à penser, entre autres, à la francisation et à la recherche d'un emploi. Malgré les embûches, l'arrivée de plusieurs immigrants semble se dérouler rondement à Drummondville. Leur objectif : participer à l'essor économique de la région le plus rapidement possible.

Un texte de Jean-François Dumas

Roseline Grapindor vient d'obtenir sa résidence permanente et un emploi stable d'assistante-gérante à la coopérative alimentaire et d'intégration Goûts du Monde. C'est un pas significatif pour la Martiniquaise arrivée au Québec en février dernier. 

Maintenant que sa situation financière est régularisée, la dame concentre ses énergies à se tisser un réseau social. Un autre défi qu'elle a bon espoir de surmonter.

Arrivée au Canada il y a 22 mois, Maral Eftekhari, une Iranienne, est elle aussi optimiste de dénicher un bon travail dans un avenir rapproché.

Si elle est si convaincue, c'est que sa famille, maintenant établie à Drummondville après un séjour à Sherbrooke, a déjà entrepris des démarches. 

« Ça fait quatre mois que je suis déménagée à Drummondville parce que mon mari a trouvé un bon travail dans une entreprise d'installation de caméra et d'alarme. Après, moi j'espère trouver un travail que je n'ai pas encore trouvé, mais selon mon agent d'Emploi-Québec je suis sur la bonne voie », souligne-t-elle. 

Elle poursuit d'ici là un stage d'intégration socioprofessionnelle à la coopérative alimentaire Goûts du monde, le seul organisme drummondvillois dédié à l'accueil des réfugiés.

Un bon taux de placement

Selon le directeur du Regroupement interculturel de Drummondville, Darryl Barnabo, l'intégration en emploi fonctionne plutôt bien en ville. La majorité des immigrants et Québécois inscrits au certificat en formation semi-spécialisée soutenu par la Commission scolaire des Chênes en déniche un.

« Le taux de placement est de 80 % et on en est très heureux parce que quand on a commencé ce projet-là, pour nous, c'était d'amener l'immigration à participer au développement économique de Drummondville. De voir que 80 % de nos cohortes répondent à un besoin d'entreprises manufacturières en alimentation et autres, pour nous, c'est une réussite », se réjouit M. Barnabo. 

Ces statistiques nourrissent l'espoir de Biram Diatta, un Sénégalais en quête d'un poste de commis en pharmacie, l'emploi qu'il occupait dans son pays d'origine. Il continue donc de multiplier ses démarches de façon soutenue parallèlement à son stage d'intégration.

« J'ai déposé pas mal de C.V. un peu partout. En attendant, je me suis inscrit ici, mais jusqu'à présent, je suis en stand by, j'attends actuellement des appels », dit le jeune homme, persuadé que sa ténacité portera ses fruits sous peu.

La ténacité reste la clé de succès pour ces nouveaux venus, rappelle d'ailleurs le directeur général du Regroupement interculturel. « Il faut démonter à l'employeur ce que je veux et ce que je peux et c'est ce que j'encourage tous les immigrants à faire », affirme le spécialiste en immigration.

Les chances que le souhait de Biram et de ses collègues soient exaucés sont actuellement assez bonnes. Selon Emploi-Québec, plus de 22 000 emplois seront à pourvoir dans le Centre-du-Québec d'ici 2017.

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