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De la grande visite pour les Syriaques de Sherbrooke

Les récentes images diffusées sur la crise des migrants en Europe, dont celle du bambin de trois ans mort noyé, ont fait le tour du monde. La communauté syrienne de Sherbrooke est aussi très touchée par les événements.

Un texte de Geneviève Proulx

De ce nombre, Josephine Youssef, une réfugiée syrienne arrivée à Sherbrooke en décembre dernier. Comme les membres de sa communauté, elle peine à trouver les mots pour expliquer le sentiment qui l'habite devant la crise des migrants qui prend de l'ampleur. « Pour quelqu'un, regarder un petit garçon mort comme ça ce n'est pas facile », dit-elle.

Même son de cloche pour Myriam Habib, aussi réfugiée syrienne. « Ça me rend triste de voir les enfants tués devant les parents ou les parents devant les enfants. C'est trop difficile. C'est trop triste. »

Pour George Mourani, membre du comité d'accueil des réfugiés, cette photo a été la bougie d'allumage nécessaire pour éveiller les consciences. « Ça a peut-être réveillé la conscience humaine chez les gens. C'est triste, c'est horrible. Mais les gens ont oublié les atrocités commises par les terroristes depuis cinq ans. Combien des hommes ont été égorgés, des femmes, des enfants ? »

Ce dernier soutient que les demandes de réfugiés vers le Canada s'accroissent avec les récents événements. Une quarantaine de familles syriennes sont d'ailleurs attendues prochainement à Sherbrooke. « Ils nous appellent tous les jours pour savoir quand ils pourront venir? Qu'est-ce qu'ils doivent faire. On essaie de les calmer », dit M. Mourani.

Selon lui, des dossiers attendent à l'ambassade. « Ça veut dire qu'ils ont été acceptés par Québec, acceptés par le Canada. Ils sont à l'ambassade à Beyrouth et ça dure depuis huit mois. Il n'y a pas de vie. Pas de signe de vie, il n'appelle pas, on ne sait pas », déplore-t-il.

Pour M. Mourani, le Canada fait beaucoup, mais il peut faire davantage.

Grande visite à Sherbrooke

Près de 200 personnes étaient rassemblées à l'église Saint-Ephrem, jeudi après-midi, pour écouter le chef suprême de l'Église syriaque orthodoxe. Mor Ignatius Aphrem II a livré un message de réconciliation et de paix universelle.

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