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De « lovely cottage » à  « garbage garage », une mauvaise surprise sur Airbnb pour un Sherbrookois 

Les vacances de deux Sherbrookois ont viré au cauchemar quand ils ont finalement vu à quoi ressemblait réellement le cottage qu'ils ont loué sur Airbnb à Berkeley, près de San Francisco. Et ils étaient loin d'être au bout de leur peine.

Sur le site de partage d'appartements, Daniel Roy et sa sœur Gaétane ont trouvé le cottage idéal pour leurs vacances. L'endroit est beau, propre et bien situé. En pleine saison touristique, c'est le gros lot. La réalité les a vite rattrapés une fois arrivés sur les lieux.

« On est arrivés là. Je pensais que c'était un "lovely cottage", mais c'était un "garbage garage" », relate M. Roy, qui s'est littéralement cogné le nez à une remise.

Tout de suite, il prend contact avec Airbnb. « J'ai parlé au téléphone pendant trois heures. Je me suis retrouvé en Oregon, au Texas. J'ai appelé partout. "On est désolés, M. Roy, on est désolés" », raconte-t-il.

Airbnb lui demande alors d'être son « enquêteur » et de prendre des preuves de l'état de délabrement des lieux. Il offre également 120 dollars aux Roy pour qu'ils se trouvent une chambre d'hôtel le soir même. Mais comme la saison touristique bat son plein, tous les hôtels du coin sont pleins. Ils sont finalement obligés de retourner dans leur « champ de bataille ».

Ils y sont restés durant deux semaines. Sa sœur Gaétane, qui fait de l'asthme, passe deux semaines malade.

« Le parcours du combattant »

La présidente de L'Association coopérative d'économie familiale (ACEF) de l'Estrie, Sylvie Bonin, déplore la façon de faire d'Airbnb dans des cas comme celui des Roy. « Ça semble être un parcours du combattant que de se faire rembourser », illustre-t-elle.

Elle ajoute que les gens qui annulent leur réservation à cause de mauvaises expériences n'ont pas la possibilité de publier leurs commentaires sur le site de location, ce qui rend encore plus compliqué de connaître les pires cas.

Elle concède que de mauvaises expériences peuvent arriver, mais qu'Airbnb a la responsabilité de mieux régler les problèmes qui se présentent.

« Ils se sont bâti un nom, ils vont peut-être le perdre. Même si c'est un très petit pourcentage de mauvaises expériences, si les gens n'obtiennent pas un règlement satisfaisant, ils [Airbnb] vont se nuire à eux-mêmes », avance-t-elle.

Encore aujourd'hui, le « lovely cottage » de Berkeley est affiché sur le site d'Airbnb. Si Daniel Roy a bien voulu partager son histoire, c'est pour que d'autres personnes puissent éviter de terminer leurs vacances de cette façon. 

« Il faut vraiment être bien blindé quand on fait affaire avec eux, avoir des preuves tout ça parce qu'ils demandent toujours des preuves, mais ils ne font rien », déplore-t-il.

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