Simon Lessard, aujourd'hui âgé de 18 ans, est un ex-toxicomane en réinsertion depuis trois mois. Quand on lui demande où il serait rendu, n'eût été l'aide du Grand Chemin, sa réponse est sans équivoque : « à l'hôpital, à la prison ou à la morgue ».

Un texte de Marie-Ève Trudel

Simon Lessard est la preuve vivante aux yeux du centre Le Grand Chemin de Saint-Célestin qu'il est possible de retrouver un mode de vie sain. Le jeune homme y a pris part à une thérapie de 9 semaines.

« En vrai, j'étais bon à l'école, mais avec le stress et tout, je n'étais juste plus capable d'y aller », dit-il.

Sa démarche était volontaire, avec une forte incitation parentale, convient-il et il n'en regrette rien. Reste que la thérapie n'a pas été facile, surtout les dix premiers jours où il a été confronté à la peur de l'inconnu.

J'ai décidé de prendre la chance. C'est dur, c'est dur, mais faut s'adapter et faut vraiment donner son 100 % pour en ressortir vraiment mieux.

Simon Lessard, ex-toxicomane en réinsertion

« On a juste un téléphone par semaine, relate Simon Lessard. En même temps, deux mois dans une vie, c'est pas grand-chose », nuance-t-il.

Il est aujourd'hui de retour aux études et aspire à devenir ambulancier. Il a commencé à jouer au Dek hockey et entretient de meilleures relations avec sa famille. Point non négligeable : il a aussi regagné l'estime qu'il avait perdue avec la consommation de drogues.

Un spectacle pour aider le Grand Chemin à aider à son tour

Simon Lessard est l'un des 250 jeunes québécois aidés chaque année par l'un des trois centres Le Grand Chemin.

Pour la première fois en 10 ans, l'organisme organise son spectacle-bénéfice en février pour le distinguer de la campagne OcSobre à l'automne.

L'organisation espère recueillir 40 000 $ qui serviront à maintenir les services gratuits pour les jeunes de 12 à 17 ans dans le traitement de la toxicomanie, du jeu excessif ou de la cyberdépendance. .

Ce sont des jeunes qui méritent une chance. La dépendance peut toucher n'importe qui dans n'importe milieu.

Simon Côté, directeur général de la Fondation Le Grand Chemin

Dans un contexte où les gens sont sollicités de toutes parts, la Fondation mise sur le fait que d'aider le Grand Chemin est un investissement payant pour la société.

« En venant au Grand Chemin, ce qu'on leur offre, c'est la chance de se reprendre en main et de devenir des citoyens qui vont être productifs et efficaces pour le reste de leur vie », dit le directeur général de la Fondation Le Grand Chemin, Simon Côté.

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