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Déneigement des trottoirs à Sherbrooke : la Ville défend sa politique

À la suite de plaintes de citoyens de Sherbrooke concernant la qualité du déneigement des trottoirs, la Ville de Sherbrooke rappelle que les employés affectés à l'entretien des rues font face à une situation exceptionnelle. 

« Il faut savoir qu'on est passé d'une température de -20 à 10 degrés. Ensuite, c'est retombé sous zéro. Cette nuit, il a fait -17 et il fera zéro aujourd'hui. Ça fond le jour, ça gèle la nuit. Il faut passer et repasser avec nos équipements de déneigement et c'est ce qu'on fait. Les équipes sont constamment sur la route et on étend des abrasifs à intervalles réguliers », assure la directrice du Service de l'entretien et de la voirie à la Ville de Sherbrooke, Guylaine Boutin. 

Cette dernière défend le fait que la Ville « ferait des économies sur le dos de la sécurité des citoyens » avec sa politique de déneigement des trottoirs. « Pour remettre les choses en perspective, on n'a pas de politique [de déneiger] un trottoir sur deux. Ce qui est fait, c'est que les rues qui possèdent deux trottoirs, on vérifie, avec les normes actuelles, si on reconstruisait la rue, est-ce qu'il y aurait un, deux trottoirs ou pas du tout de trottoir. Dans le cas où on arrive à la conclusion qu'il n'y aurait pas de trottoir, on en garde un sur deux d'ouvert. Dans la nouvelle politique des trottoirs, il n'y a que les artères qui sont munies de deux trottoirs. Les rues collectrices en ont seulement un. Les rues locales, celles qui ont moins de 500 véhicules par jour, si elles étaient reconstruites aujourd'hui, n'en auraient pas à moins qu'il y ait présence de piétons vulnérables. Dans un tel cas, il n'y aurait qu'un seul trottoir. »

Économies annuelles de 100 000 $

Au total, 20 km de trottoirs de ne sont pas déneigés dans l'ensemble de la ville. « Pour changer ça, il faudrait retourner au conseil municipal voir si les élus adhèrent encore à ces 20 km, s'ils en veulent plus ou moins », dit Mme Boutin. 

Cette politique amène des économies de 100 000 $ pour la Ville de Sherbrooke. « Les économies sont liées au fait qu'il y a moins de neige à charger dans les camions. Quand on déneige les trottoirs, ça fait un andain entre la rue et le trottoir. Ça augmente la fréquence à laquelle il faut ramasser la neige dans la rue. C'est dans une politique de diminuer notre empreinte écologique, il y a quatre ans, qu'on a décidé de ne pas déneiger tous les trottoirs de Sherbrooke », explique Guylaine Boutin. 

La directrice du Service de l'entretien et de la voirie soutient que tout est fait pour assurer un maximum de sécurité aux piétons. « Ce n'est pas au détriment de la sécurité des gens. Il n'y a pas 30 % des rues qui ont des trottoirs à Sherbrooke. Les rues glacées vont prendre du mieux à mesure qu'on va prendre le dessus sur le réseau. »

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