Retour

Départ de PKP : une « onde de choc » en Estrie

Le chef du Parti québécois (PQ), Pierre Karl Péladeau, a pris tout le monde par surprise en annonçant son départ de la vie politique, mardi. Sa démission est décrite comme « une onde de choc » en Estrie.

Un texte de Carl Marchand

Cette décision a pris par surprise l'ex-ministre et ex-députée de Sherbrooke Marie Malavoy. Mme Malavoy estime que le Parti était dans une bonne période, après avoir passé des temps plus difficiles.

« Franchement, c'est une onde de choc. Je dois vous dire que je ne m'y attendais absolument pas », a-t-elle confié.

PKP était un atout pour le PQ, ajoute Marie Malavoy, car il était l'un des rares qui avaient laissé le monde des affaires pour embrasser la cause souverainiste et la politique active. Pour plusieurs, le chef démissionnaire était celui qui pourrait remettre l'option sur les rails, après des années difficiles pour le parti.

« C'est un des paradoxes de la politique : on cherche à rassembler beaucoup de gens autour d'une cause, puis en même temps, on cherche une personne qui soit un sauveur. Peut-être que ce n'est pas ce qu'il faut chercher. »

Immensément triste, dit François Bonnardel

Une onde de choc, c'est également la formule qu'a utilisée le député caquiste de Granby, François Bonnardel. « J'étais avec Pierre Karl jeudi et on s'est parlé jeudi dernier. Jamais ne n'aurais pu imaginer », a-t-il affirmé.

« À la base, c'est immensément triste. On en parle souvent, mais jusqu'à quel point la vie d'un chef de parti peut être difficile, d'être un élu. »

« On peut juste lui souhaiter d'être heureux », conclut François Bonnardel.

Une perte pour l'Estrie

« On est dévastés », a dit Philippe Pagé, président du Parti québécois en Estrie.

M. Pagé était organisateur de Pierre Karl Péladeau dans la région lors de la course à la direction du Parti.

« Aujourd'hui, je vous dirais que c'est décourageant, mais le Parti québécois a vécu des hauts et des bas. On est capable de se retrousser les manches. L'objectif, c'est vraiment de déloger les libéraux en 2018. »

Alors que l'Estrie ne compte aucun député péquiste, la présence de Pierre Karl Péladeau comme chef de l'opposition officielle permettait de faire avancer certains dossiers à Québec, assure Philippe Pagé.

« Monsieur Péladeau possède un chalet à Eastman. Son attachement envers l'Estrie, ça se sentait dans sa réception des dossiers. Quand on l'informait de situations problématiques, il avait toujours une oreille attentive. »

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine