C'était la dernière journée de travail vendredi pour les employés de Viandes Laroche, qui ferme ses portes en raison de difficultés financières. Si certains se disent abandonnés par le gouvernement, ils sont plusieurs à lancer un cri du coeur afin de sauver l'entreprise.

Une grande chaîne humaine est notamment prévue dimanche à 13 h à Asbestos. L'objectif est de passer un message clair : une relance est encore possible. 

« M. Laroche [NLRD:Claude Laroche, le propriétaire] était vraiment déçu. Il a mis sa vie dans l'entreprise. C'est à notre tour d'aller l'aider », soutient Dominic Maheux, qui a lancé l'idée de la chaîne humaine. 

Père de quatre enfants, Sébastien Laroche avoue de son côté que la situation est difficile. « Il n'y a rien de facile, il faut se retrousser les manches. C'est juste de valeur que le gouvernement ne fasse pas la même chose avec nous autres. On nous promet des aides financières, mais elles ne viennent jamais. On a 50 millions pour créer des emplois à Asbestos, mais on abandonne 100 emplois pareil. Je ne vois pas la logique là-dedans », déplore-t-il. 

Un fonds limité 

Sébastien Laroche n'est pas le seul à souhaiter que le fonds de la Table de diversification économique de la MRC des Sources vienne en aide à l'abattoir. Comme l'explique toutefois son président, François Gouin, l'intervention est limitée parce que le fonds a été mis sur pied pour développer de nouveaux projets, et non pas pour servir en cas d'urgence. 

« Il y a plusieurs possibilités. Supposons qu'un groupe d'employés disent qu'ils veulent repartir, bien ça pourrait être une solution. On va regarder le dossier. Si on est capable de les aider, on va le faire. Il ne faut pas se fermer aucune porte », souligne-t-il. 

Le marché est en effet peu favorable pour les abattoirs du Québec. Depuis deux ans, le prix du boeuf a explosé. L'entreprise Viandes Giroux, à East Angus, a subi elle aussi les contrecoups du marché. Il y a un certain temps, elle perdait 300 $ par tête. 

Elle a donc décidé, en mars dernier, d'arrêter l'abattage de bovins de réforme. « La raison pour laquelle on est encore là, c'est parce qu'on a d'autres volets d'activités qui font en sorte que même si on est à capacité réduite, on est capable quand même de continuer à opérer », explique la directrice, Stéphanie Giroux. 

Selon elle, l'aide du gouvernement pour les abattoirs est désormais essentielle. 

Avec les informations de Marie-Hélène Rousseau

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